Le ministre des Finances Nicolas Kazadi a salué, lundi, l’effectivité de l’engagement de la Turquie en faveur de la RDC lors de la pose de la première pierre du centre financier de Kinshasa, a appris l’ACP dudit ministère. «La Turquie a traduit en acte le vœu formulé l’année dernière par le Président de la République, Felix Tshisekedi, lors de sa première visite officielle à Ankara consistant à jeter les bases d’une amitié et une coopération profitables aux deux pays», a dit en substance le ministre Kazadi.
Il a fait savoir que ce centre sera, pour le Président de la République, l’un des premiers fruits de ses déplacements officiels en Turquie. Le financement et la construction du centre par des partenaires turcs endéans 24 mois rentre étroitement dans la volonté de coopération bilatérale entre les deux pays.
Selon lui, la Turquie intervient en RDC au moment où elle est en quête d’investisseurs afin de créer des emplois directs et indirects. Celui-ci vient de donner le ton à travers la construction d’un centre financier qui pourra abriter, les cabinets des ministères des Finances et du Budget, l’Inspection générale des Finances, les Directions générales des Régies financières, le Secrétariat général aux Finances, la Banque de Développement y compris le futur investissement qui sera créé et des salles de conférences. «La construction du centre financier est le témoignage de l’excellence des liens forts de coopération entre la Turquie et la RDC, ainsi que les peuples de deux pays. Les investisseurs turcs viennent de se greffer à la vision mondiale du président Erdogan», a- t- il déclaré.
Il a relevé que : «promettre est charmant, mais tenir est plus touchant». Hier la Turquie, promettait d’être aux côtés de la République démocratique du Congo, cette cérémonie officielle de ce jour et les travaux qui s’en suivront sont la preuve palpable que la promesse est honorée et la présence ce week-end à Kinshasa du Président Turc accompagné d’une forte délégation ministérielle comprenant notamment les ministres de l’Intérieur et des Transports nous touche.
Les experts numériques congolais jugent insignifiant le montant de 600 000 € du projet d’accord RDC-AFD pour financer les infrastructures numériques.

En perspective du Sommet Union Européenne – Union Africaine qui aura lieu à Bruxelles en Belgique, le ministre des Finances, Nicolas Kazadi a signé un projet d’accord avec un cabinet conseil et l’Agence Française de Développement (AFD). Cette signature a eu lieu en présence du ministre du Numérique, Desiré-Cashmir Kolongele.
Dans ce cadre, renseigne une dépêche de la cellule de communication du ministère des Finances, 600.000 € seront alloués à l’élaboration d’un plan national de développement des infrastructures numériques dans le pays.
D’après la même source, l’ambition du gouvernement congolais est de faire en sorte que l’agriculture et l’agro-industrie reprennent leur place.
La signature de ce projet d’accord a secoué les opinions de plusieurs experts numériques congolais. Plusieurs jugent ce montant d’insignifiant.
« 600.000€ sont insuffisants pour le numérique de Kinshasa. L’intanet de tout Kinshasa sécurisé avec des applicatifs réels des grands éditeurs tel que oracle Jd Eduard ou nivisionv de Microsoft ou SAP etc… Coûte énormément cher. Ce montant est vraiment insuffisant », affirme un expert.
Un autre expert estime que la mise en place d’un data center coûterait plus de 20 millions USD.
« Un data center moyen demande vers 20 millions USD. Ici on parle de quelles infrastructures? Pourquoi se moquer de la République ? Et il faut mobiliser deux ministres pour ça? La France se moque de notre pays », dit-il.
Les infrastructures numériques prennent en compte tout le gouvernement, les sociétés publiques…
« Si c’est juste pour les ordinateurs et autres matériels informatiques du ministère du Numérique, là c’est suffisant. Parce que les « infrastructures numériques au pays » incluent tout le gouvernement et les sociétés publiques. Et pour ça, 600 mille €, c’est alors trop peu », ajoute un autre expert.
La transition numérique profitera à plusieurs secteurs de la société, comme l’agriculture, qui est vitale pour l’économie du pays. Ce secteur emploie plus de 60% des Congolais, selon le ministre Nicolas Kazadi.
ACP/Provinces26rdc.net
Laisser un commentaire