Le cadre macroéconomique de la République démocratique du Congo (RDC) est marqué par la bonne coordination des actions des politiques économiques, particulièrement au niveau de la politique budgétaire et monétaire, indique la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo émise pour la période du 23 au 30 septembre 2022.
Selon cette note, grâce à la coordination des actions des politiques économiques que le taux de croissance attendu en 2022 est estimé à hauteur de 7,1% suite à la bonne performance des branches « Extraction » et » Transports et Télécommunications », contre un taux de 6,2% une année plus tôt.
Le taux d’inflation, la semaine sous étude, s’est situé à 0,27%, soit un taux d’inflation en cumul annuel de 9,65% contre une projection de 11% à fin 2022, fixée dans le cadre du programme avec le FMI lors de la deuxième revue.
Ces actions se reflètent également à travers la stabilité du taux de change par rapport aux monnaies étrangères, notamment le dollar américain.
A cet effet, la monnaie nationale s’est appréciée de 0,03% sur le marché officiel, se situant à 2012,38 FC le dollar américain, et sur le parallèle elle s’est dépréciée de 0,08% portant le cours vendeur à 2.095 FC, le dollar américain contre 2.050 FC, le cours acheteur.
Projetées aux exercices 2022 et 2023, les perspectives économiques, selon la Banque africaine de développement (BAD), sont encourageantes malgré le conflit russo-ukrainien, avec une croissance du PIB en 2022–23 atteignant 6,4 %, tirée par l’exploitation minière et la relance des activités non extractives.
Les investissements prioritaires devraient continuer à soutenir la demande interne. L’amélioration des infrastructures de transport et de la logistique devrait soutenir la reprise des activités non extractives, des services et des industries, stimulant les exportations et les recettes fiscales.
Cette institution bancaire souligne que les élections de 2023 devraient augmenter les dépenses publiques et creuser légèrement le déficit budgétaire, qui passerait de 1,6 % en 2022 à 1,5 % en 2023.
La dette publique s’établit à 22,5 % en 2023. La coordination des finances publiques et des réformes monétaires maintenir l’inflation à environ 6,9 % en 2022–23 et assurer la stabilité du taux de change. L’excédent du compte courant devrait atteindre 0,8 % en 2022 et 0,1 % en 2023, avec des réserves de change de 3,860 milliards de dollars en 2022 et 4,606 milliards de dollars en 2023, pour 3 mois d’importations.
Le cours des produits intéressant l’économie congolaise
Les cours mondiaux des principaux produits agricoles énergétiques et miniers qui intéressent l’économie congolaise au cours de la période du 23 au 30 septembre sous examen, indique la note de conjoncture économique, ont connu une évolution variée.
Les produits agricoles (Riz, blé, maïs) et énergétiques ( pétrole) ont enregistré de légères baisses par rapport à la semaine précédente, pendant que les prix des produits miniers tel que le cuivre qui a une tendance baissière en se négociant à 7.351 USD contre 7.761,0 USD la tonne et le cobalt dont le prix reste constant soit, 56 026,49 USD la tonne.
La BCC, à travers sa note de conjoncture économique, appelle le gouvernement à une gestion prudente pour éviter le danger qui guette l’économie congolaise en préconisant le renforcement de la coordination des actions au niveau des politiques budgétaire et monétaire, la poursuite de la surveillance des facteurs de la liquidité bancaire au niveau de la banque centrale , l’accélération des mesures visant à renforcer la production locale et la diversification de l’économie , l’exécution continue des réformes structurelles retenues dans le cadre du programme facilité élargie de crédit (FEC) avec le FMI.
« Malgré une croissance robuste de la RDC, la réduction de la pauvreté reste négligeable » (Banque mondiale)

La Banque mondiale a présenté ce vendredi 7 octobre à Kinshasa, en présence du ministre des Finances, Nicolas Kazadi, un rapport sur la performance macroéconomique de l’économie congolaise au cours de l’année 2022.
Selon les économistes de la Banque mondiale, spécialistes de la macroéconomie, commerce et investissement, la croissance économique de la RDC a été stable et résiliente, et affiche un meilleur positionnement extérieur. Par contre, en matière de réduction de pauvreté, le rapport note un ralentissement des efforts de la part du gouvernement.
« Malgré une croissance robuste, la réduction de la pauvreté reste négligeable. Les dernières projections en 2021 étaient à 63,6% contre 72,1% initialement estimée », observe la Banque mondiale.
En outre, les chocs liés à la crise Russo-Ukrainienne figurent parmi les facteurs qui propulsent l’incidence à la pauvreté, estime les experts. Pour ces derniers, le choc en Ukraine conjugués des effets latents de la Covid-19 occasionne des pertes d’emplois et une baisse des revenus du travail. En plus, la hausse des prix amplifie la baisse du pouvoir d’achat et rend plus coûteux l’accès à l’éducation et aux soins de santé.
Par ailleurs, les techniciens de la Banque mondiale soulignent, dans leur rapport, une embellie très significative du secteur de la télécommunication. « L’ensemble des activités de télécommunications a progressé de 30,8% en 2020 et 16,2 en 2021, soit une augmentation de la part du secteur des télécoms sur l’ensemble des secteurs de 4,6% en 2019 à 5,9% en 2020 et 6,5% en 2021 se traduisant par un bond de sa contribution à la croissance passant de 0.3 point en 2019 à 1.4 point en 2020, et 1 point en 2021 atténuant ainsi les effets négatifs de la Covid sur le secteur des services », relève le rapport.
Pour rappel, la Banque mondiale aide à combattre la pauvreté et à améliorer les conditions de vie de la population de la République démocratique du Congo en améliorant la fourniture des services (éducation, énergie, santé…) et en réhabilitant les infrastructures routières pour favoriser les échanges économiques. Ces séries de rapports statistiques constituent des outils techniques que la banque s’emploie à mettre à la disposition des autorités pour promouvoir les politiques publiques orientées au développement.
Emissions des bons du trésor : le gouvernement prévoit un emprunt de 320 mlliards de Francs congolais au 4ème trimestre

Conformément au calendrier indicatif d’émissions des bons du trésor et obligations du trésor indexés signé par le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, le gouvernement de la république prévoit un emprunt de 320 milliards de Francs congolais, équivalent à près de 160 millions de dollars américains au cours de la période allant du 1er au 13 décembre 2022.
Selon une source proche du ministère des Finances, au mois d’octobre 2022, le gouvernement de la république va emprunter sur les deux segments du marché financier local, 180 milliards de Francs congolais, équivalent à près de 90 millions de dollars américains ; en novembre 2022, il projette les emprunts de l’ordre de 60 milliards de Francs congolais, soit près de 30 millions USD sur les bons du trésor indexés ; tandis qu’au mois de décembre 2022, le calendrier prévoit les opérations financières sur les bons du trésor indexés de l’ordre de 80 milliards de Francs congolais, soit près de 40 millions de dollars américains. À en croire notre source, la maturité de ces opérations varie entre 91 jours et 182 jours.
A noter que les emprunts du gouvernement sur le marché financier, sont consécutifs à la faiblesse de la mobilisation des recettes de l’Etat. En clair, l’exécutif national fait recourt à ce type de financement depuis octobre 2019, à travers les bons du trésor, afin de diversifier ses sources de financement et répondre aux dépenses publiques toujours élevées.
D’autre part, pour garantir la même valeur de l’argent prêté à l’Etat, le gouvernement a concédé, depuis l’année dernière, que les bons du trésor soient indexés à la valeur de change du dollar, pour pallier l’éventuelle volatilité du Franc congolais.
Pour rappel, un bon du trésor est un titre d’emprunt émis par l’Etat et remboursable à échéance en RDC. C’est le gouvernement qui émet ces titres d’emprunt par le canal du Trésor public pour qu’un opérateur économique ou un particulier achète et fasse du gouvernement son créancier.
Secteur bancaire: les opérations de dépôt au sein des banques commerciales ont atteint 11,1 milliards US à fin juin 2022

Une source proche de la Banque centrale du Congo (BCC) a fait savoir à Mediacongo que jusqu’à la fin de juin 2022, les opérations de dépôt de la clientèle dans les banques commerciales en RDC ont atteint la bagatelle de 11.158,8 milliards de dollars américains, soit une hausse mensuelle de 4,1 %.
Selon la même source, la structure des dépôts est totalement dominée par les dépôts des entreprises privées, qui représentent 36,7 % du total des dépôts dans les banques commerciales disséminées à travers le territoire national ; tandis que les crédits bruts ont enregistré une hausse de 5,4 %, en s’établissant à 4 milliards 668,7 millions de dollars américains à fin juin 2022, contre un niveau de 4 milliards 429,3 millions américains.
La BCC affirme en outre que la croissance du volume des crédits bancaires provient de l’augmentation des crédits aux entreprises publiques et aux ménages.
Ci-dessous, le tableau évolutif des crédits et dépôts de décembre 2021 à juin 2022 :

ACP/Provinces26rdc.com
Vue de la Banque commerciale du Congo (BCDC)