Le Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Lieutenant-General Ndima Kongba Constant, a de nouveau suspendu la « circulation » des biens et marchandises entre la ville touristique de Goma et la partie nord de la province. Sa décision est intervenue jeudi 02 mars, soit 24 heures seulement de la mesure autorisant les opérateurs économiques et d’autres civils de circuler dans les zones occupées par les terroristes du M23.
L’autorité provinciale accuse les rebelles du M23 d’avoir tué un chauffeur dans la localité de Natale sur l’axe Rutshuru-Goma, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale du Nord-Kivu. Cela, au premier jour de la mise en application de sa mesure.
« Le matin de ce jeudi 2 mars 2023, le M23/RDF vient de tuer un chauffeur dans la localité de Katale sur l’axe Rutshuru-Goma et pillé toute la marchandise que transportait ce dernier. Ainsi, pour mettre la population à l’abri du comportement du M23/RDF, la mesure est suspendue jusqu’à nouvel ordre, » lit-on dans ce communiqué signé par le Lieutenant-Colonel Ndjike Kaiko, Porte-parole du Gouverneur.
Le Gouverneur a, dans un premier temps, autorisé la circulation des biens et marchandises sur les axes Goma-Rutshuru-Kanyabayonga, Goma-Sake-Mushaki-Pinga et Walikale. Cette mesure était, selon lui, consécutive à la sollicitation des opérateurs économiques de la province du Nord-Kivu et pour l’intérêt de la population locale menacée par la carence des denrées alimentaires suite à la présence des terroristes du M23.
Libération suivie d’une punition, la ville touristique de Goma étant de nouveau dans l’obscurité économique. Il n’y pas de communication entre la partie nord et sud de la province suite à la présence des rebelles du M23 dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo.
Ce qui asphyxiée directement la ville. Sur le marché de vente en plein cœur de Goma, les prix des différents produits ont connu une hausse vertigineuse. Bien que n’ayant pas été suivie par des mesures d’accompagnement, cette décision a été saluée par plus d’une personne dès son annonce. Son annulation, seulement un jour après, est donc perçue comme un tâtonnement de la part de l’autorité provinciale. Avec un faible revenu, la population de la capitale du Nord-Kivu aura encore du mal à s’approvisionner en vivres pendant un bon moment.
Nord-Kivu : au moins 20 enfants enrôlés dans des groupes armés en territoire de Lubero en février 2023

Au moins deux enfants sont morts dans des affrontements des groupes armés, d’une part, et des groupes armés avec les forces armées de la RDC, d’autre part. Et au moins 20 autres enfants ont été enrôlés de gré ou de force dans des groupes armés en territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, au mois de février 2023. Ces statistiques ont été révélées par le parlement d’enfants de Butembo-Lubero le 2 mars 2023, dans un rapport sur la situation des droits des enfants de ces entités.
D’après Reagan Bengaghe, président de cette structure, au Nord-Kivu, si les enfants ne sont pas victimes des violences des groupes armés, ils sont parfois contraints d’être eux-mêmes acteurs des violences au sein des groupes armés.
Cette structure interpelle les autorités congolaises sur la protection des enfants pendant les conflits, suite à leur fragilité et vulnérabilité face à des atrocités de la guerre.
La province du Nord-Kivu est sous l’emprise des groupes armés locaux et étrangers depuis plusieurs années. Si à Beni, les Forces démocratiques alliées (ADF), rebelles d’origine Ougandaise, sont accusées d’être responsables des violences multiformes contre les civils, en territoire de Lubero les milices Maï Maï imposent leur loi dans plusieurs villages, d’où les enfants sont identifiés vulnérables parmi tant d’autres.
LaPrunelleRDC / Provinces26rdc.com
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