Recherches du sous-marin «Titan» : le compte à rebours continue pour retrouver des survivants

Les secours sont toujours à la recherche du submersible « Titan » qui n’a pas été revu depuis sa plongée dimanche 18 juin pour aller explorer l’épave du Titanic dans l’océan Atlantique Nord. Bien que le temps passe et que les réserves d’oxygène supposées s’amenuisent, les sauveteurs entretiennent l’espoir.

Avions, chasseurs de sous-marins, robots téléguidés, sonars… Une armada de moyens spécialisés dans les opérations en eaux profondes arrive progressivement dans la zone de l’Atlantique Nord où est recherché le submersible. C’est bien une mission de recherche, mais c’est aussi une mission de sauvetage.

Les gardes-côtes américains insistent. Ils gardent l’espoir de retrouver le « Titan » et ses cinq occupants vivants, rapporte notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin. La cause principale de cet espoir : un bruit sous-marin détecté par un avion d’écoute canadien. Un bruit, un son qui est toujours en cours d’analyse, mais que les sauveteurs se refusent encore à assimiler à des coups répétés d’origine humaine. Mais avec toutes ces réserves, et bien que le submersible n’ait pas encore été localisé, ils ont quand même décidé de concentrer les recherches vers la zone où ces sons ont été perçus. Avec des robots sous-marins téléguidés.

Des réserves d’oxygène jusqu’à jeudi matin


Les équipes de sauvetage attendent aussi beaucoup de l’Atalante, navire de recherche de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Son robot sous-marin « Victor 6000 », qualifié d’« engin-phare de l’intervention sous-marine », est télé-opéré à l’aide d’un câble long de huit kilomètres. Il est qualifié pour travailler dans les grands fonds jusqu’à 6 000 mètres, soit davantage que les 4 000 mètres de fond dans lesquels gît l’épave du Titanic.

L’espoir, c’est aussi de se dire que les cinq occupants ont à boire et à manger, mais dans des quantités difficiles à évaluer. L’espoir, c’est enfin de se dire qu’ils ont encore de quoi respirer. Selon les estimations des sauveteurs, les passagers ont encore des réserves d’oxygène jusqu’au lever du jour ce jeudi 22 juin sur la zone de recherche. Autrement dit, l’espoir est toujours là, mais il s’amenuise inexorablement à mesure que l’horloge tourne.

 

 


RFI / Provinces26rdc.com

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