Dans une déclaration faite à la presse, lundi 28 aout, l’administrateur du territoire de Mambasa a annoncé le lancement des travaux de construction du pont Ituri 2 sur la route reliant les territoires de Beni au Nord-Kivu et celui de Mambasa en Ituri.
Les travaux de construction de cet ouvrage ont été lancés depuis vendredi 25 août par l’Office des routes (OR).
Ouf de soulagement pour les usagers
Depuis cinq mois que ce pont s’était effondré, les usagers de cette route sont confrontés à d’énormes difficultés pour voyager entre le Nord-Kivu, l’Ituri et la Tshopo.
Responsable d’une agence de voyage qui relie les villes de Butembo-Beni à Kisangani, Kambale Kahesi Riziki témoigne :
« Un de nos bus quitte Kisangani jusqu’au pont. Un autre ramène des passagers et des marchandises de Butembo et Beni jusqu’au pont également. Et là, nous déchargeons toutes les marchandises que nous faisons traverser dans des pirogues puis rechargeons dans le bus se trouvant à l’autre rive. Une gymnastique compliquée qui nous demande du temps et beaucoup d’efforts ».
Pour couvrir cette charge supplémentaire, poursuit-il, l’agence a augmenté le prix du transport des bagages. Un kilo, qui coûtait 0.6 USD, est passé à 0.8USD.
Au-delà de ces difficultés, les agences de voyages font face à un autre problème, tel que l’explique Kahesi Riziki :
« Une fois les bagages déchargés, la traversée est un autre problème. Il y a de l’embouteillage au pont. Il arrive que des colis se perdent à cause du manque de surveillance. Et on le constate seulement à destination. Dans ce cas, c’est l’agence qui paie ».
Il salue donc le début des travaux de construction de cet ouvrage. « Même si ça peut prendre deux mois, c’est un soulagement pour nous », affirme Kahesi Riziki.
L’effondrement du pont Ituri 2 a également réduit le trafic sur cette route nationale. Cette situation a un impact sur les recettes provinciales de l’Ituri.
Le chef de ressort de la Direction générale des recettes de la province de l’Ituri (DGRPI)/Mambasa affirme avoir constaté une « baisse sensible des recettes à l’échelle de 10% des réalisations.
L’Office des routes a, pour sa part, promis de finaliser les travaux de construction de ce pont dans deux mois.
Beni : remise officielle de 16 infrastructures dans le cadre du PDL 145 T

La ministre d’État et ministre du Plan, Judith Siminwa Tuluka, a procédé à la remise officielle de 16 bâtiments construits par le gouvernement congolais dans le cadre du Programme de développement local de 145 territoires (PDL 145T), à Beni (province du Nord-Kivu), lundi 28 août.

Judith Siminwa Tuluka, ministre d’État et ministre du Plan
Il s’agit notamment de 8 écoles primaires et 8 structures sanitaires construites dans le territoire de Beni pour la matérialisation en vue de l’amélioration de la gratuité de l’enseignement primaire et de la couverture santé universelle en RDC, affirme la ministre.
Parmi les structures construites par le gouvernement figure le centre de santé de Musuku, incendié en 2020 par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Cet appui confirme la proximité des autorités congolaises à la population de Musuku, estime Jérémie Matete, infirmier titulaire de ce Centre.
« Nous nous considérions comme un peuple abandonné par le gouvernement. Mais à partir de ce projet, nous trouvons que Musuku est encore une localité de la République démocratique du Congo et sommes congolais autant que d’autres ».
Sentiment de joie dans le chef de la population de Musuku qui plaide aussi pour le renforcement de la sécurité dans la zone afin de protéger ce nouveau bâtiment.
Bravo Kinagha, habitant d’Oicha salue la construction de l’école primaire Masosi, où les enfants issus généralement des familles des déplacés de guerre étudiaient sous des bâches.

En dehors des bâtiments remis par la ministre d’État et ministre du plan, plusieurs autres bâtiments sont en phase de finissage et seront opérationnels d’ici quelques matins.
La deuxième phase du PDL 145 T consistera à la construction des routes de desserte agricole, des infrastructures d’adduction d’eau potable, de l’électricité et la valorisation des chaines de valeur agricole.
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