RDC-Goma : poursuite du procès des adeptes Wazalendo

La troisième audience des présumés adeptes Wazalendo s’est déroulée ce lundi 4 septembre au tribunal militaire de garnison de Goma (Nord-Kivu).

Dans cette affaire, le tribunal militaire a poursuivi avec la phase préliminaire d’identification des prévenus ; parmi eux des mineurs et des femmes.

Cette étape pourrait encore prendre 48 heures ; au regard d’un grand nombre des prévenus encore à identifier avant le début de l’instruction proprement dite de cette affaire, affirment les sources proches de cette affaire.

Du côté de l’auditorat supérieur, des sources confirment l’arrestation de deux officiers de l’armée : colonel Mike Mikombe, commandant de la garde républicaine base à Goma et d’un commandant régiment dont le nom n’a pas été cité. L’arrestation de ces deux officiers ouvre la boite  à pandores  à d’autres champs d’investigation dans cette affaire estiment plusieurs acteurs de la société civile présents à l’audience de ce lundi

Cent quarante prévenus Wazalendo arrêtés depuis le 30 aout dernier lors des évènements sanglant qui ont fait plus de 40 morts, sont poursuivis pour deux chefs d’accusation, dont la participation à un mouvement insurrectionnel.

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Une vue de la composition du tribunal militaire garnison de Goma
Radio Okapi/Ph. Denise Lukesso

Le procès en flagrance d’un premier groupe de 143 prévenus, arrêtés lors des altercations entre les forces de l’ordre et les adeptes de la secte « foi naturelle judaïque messianique vers les nations » / « Wazalendo » a débuté ce vendredi 1er septembre à Goma (Nord-Kivu).

L’audience publique se tient au stade de l’Unité. Cette première audience consiste en l’identification des prévenus parmi lesquels les leaders de la « foi naturelle judaïque messianique vers les nations » dont le « prophète » Ephraïm Bisimwa.

Tous les prévenus sont poursuivis pour deux chefs d’accusation :  association de malfaiteurs et participation à un mouvement insurrectionnel.

A la suite des altercations meurtrières, mercredi à Goma, ayant fait 43 décès dont un policier, 158 personnes ont été interpellées parmi les manifestants. Ces derniers protestaient contre la présence de la MONUSCO, des forces de l’EAC et des ONG internationales au Nord-Kivu.

Des sources judiciaires affirment que le procès de Bisimwa et consorts constitue la première étape dans cette affaire alors que les enquêtes continuent pour dégager les responsabilités dans la tuerie de plus de quarante personnes lors de cette manifestation de mercredi.

Radio Okapi/Provinjces26rdc.com

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