14 éléments de la milice Maï-Maï « Kyandenga » se sont rendus auprès des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la localité de Lwemba Mahulo (165 km de Bunia), territoire de Mambasa, province de l’Ituri (nord-est du pays), a-t-on appris samedi de source militaire.
« Nous saluons cette reddition de ces compatriotes autrefois auteurs de l’insécurité, des tueries dans cette zone de la République en Ituri comme ailleurs. Mais aujourd’hui, cette prise de conscience par ces miliciens qui se sont rendus aux Forces armées de la RDC témoigne de l’engagement de tout un chacun pour ramener la paix en Ituri », a déclaré le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des FARDC en Ituri.
« Cette reddition (…) s’inscrit dans le cadre de l’approche militaire et non militaire imprimée par le lieutenant-général Luboya N’kashama Johnny qui exhorte sans relâche les miliciens à caractère communautaire à déposer les armes et à adhérer au processus P-DDRCS pour faciliter le retour rapide de la paix en Ituri en vue de passer au développement », a-t-il poursuivi, précisant que 18 armes à feu dont une de type PKM ont été récupérées lors de la reddition de ces ex-miliciens, parmi lesquels l’on a dénombré six (6) enfants mineurs.
Profitant de l’opportunité, le lieutenant Jules Ngongo a appelé d’autres détenteurs illégaux d’armes à les déposer sans délai pour faire la paix, et se focaliser sur le combat contre les ennemis communs de la République que sont le M23, le Rwanda et les ADF.
« Nous exhortons les uns et les autres, tous les détenteurs illégaux d’armes, à déposer les armes pour faire la paix et combattre notre ennemi commun le M23, le Rwanda et les ADF NALU que nous devons détruire (…) avec l’appui de la population dernière les forces armées », a-t-il conclu.
Cette reddition intervient après que sept Congolais avaient été tués dans un affrontement entre deux milices dans la localité de Mbogi, territoire de Djugu, toujours dans la province de l’Ituri. « Cessons de faire le travail du Rwanda et du M23, ce travail qui consiste à exterminer le peuple congolais ! Un travail qui consiste à appauvrir le peuple congolais », tel avait été le message d’interpellation lancé par le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des FARDC en Ituri.
Ituri : la communauté Yira appelle à 3 jours de deuil

L’association culturelle Kyanganda Yira qui regroupe les membres de la communauté Nande vivant dans la province de l’Ituri, appelle à trois journées sans activités à partir de ce vendredi 15 jusqu’au lundi 18 mars.
Cette annonce a été faite par Mufalme Muke Ezéchias, président de l’association culturelle Kyanganda Yira, ce même vendredi devant la presse à Bunia.
À l’en croire, ces trois journées serviront en mémoire des victimes membres de cette communauté, tuées depuis le début de cette année et les autres portées disparues.
“De notre coutume, nous gardons le deuil à trois jours. Aujourd’hui, c’est le premier jour et demain, nous allons toujours rester sous la méditation et le lundi, nous allons prier ensemble pour tous les cas de la ville de Bunia et de toute la province de l’Ituri”, a indiqué le président de la communauté Yira.
Cette décision intervient après le meurtre d’un taximan de cette communauté par des hommes armés non autrement identifiés, la soirée du jeudi 14 mars 2024 à Hoho dans la ville de Bunia, province de l’Ituri.
Durant ces trois de deuil, les activités économiques entre autres les boutiques, et les magasins resteront fermés et d’autres suspendues. Il invite par ailleurs ces membres de communautés, à rester sous l’atmosphère de méditation et de prière.
Signalons que depuis le début de cette année, au moins six membres de cette communauté, ont été tués par des bandits.
Ituri : des morts et des abris détruits suite à un incendie dans un site des déplacés

Deux enfants sont morts et une dizaine de cases réduites en cendre dans un incendie d’origine inconnue qui s’est déclaré dans la soirée de mercredi 13 mars au site des déplacés de Katshu en chefferie des Bahema Nord, territoire de Djugu (province d’Ituri).
La société civile en place qui a rapporté les faits macabres ce jeudi, affirment que les enquêtes sont déjà ouvertes par les autorités de la sécurité pour savoir la cause et les auteurs de
l’acte. « Les bourreaux n’ont pas été découverts et les victimes ont dit seulement qu’ils ont vu le feu derrière la maison, ils ne savent pas les auteurs », relate Bienvenu Lodyi Augustin.
La société civile qui ajoute que les sinistrés passent nuit à la belle étoile après l’incident, sollicite une intervention urgente des autorités à tous les niveaux pour secourir ces familles.
ACP/Provinces26rdc.com
Photo d’illustration