Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le Sida, offre l’occasion de sensibiliser le public sur cette maladie et de renforcer les efforts pour y mettre fin.
Cette année, le thème choisi est : « Sur le chemin des droits », mettant l’accent sur l’importance des droits humains dans la lutte contre le VIH/Sida.
Dans le cadre de ces activités, une campagne nationale de sensibilisation débutera le 7 décembre.
Elle vise à conscientiser la population sur l’existence réelle du VIH/Sida et à encourager des actions concrètes pour prévenir et combattre la maladie.
Le docteur Aimé Mboyo, directeur du Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida (PNMLS), détaille les priorités de son programme :
« Nous devons encore renforcer la prévention. À part la prévention, on doit indiquer une autre priorité majeure : parvenir à l’élimination de la transmission du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B de la mère à l’enfant. Ça reste une priorité pour le programme. Nous devons également améliorer la prise en charge des enfants infectés par le VIH et, bien entendu, la lutte contre la stigmatisation, la discrimination, ça reste l’une de nos priorités majeures. »
Cette journée mondiale est une opportunité pour les autorités, les organisations oeuvrant dans le secteur de la santé et la société civile de redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs fixés, notamment en matière de prévention, de traitement et de lutte contre la stigmatisation.
VIH : sur 520.000 personnes atteintes du Sida en RDC,120.000 ne suivent pas leur traitement

Le monde entier a célébré ce dimanche 1er décembre la journée internationale de la lutte contre le VIH /sida sous le thème “suivons le chemin de droit”. Un thème qui invite à réfléchir sur le lien fondamental entre les droits humains et la lutte contre le VIH sida.
D’après Onu-sida, sur 39,9 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde, près d’un quart soit 9,3 millions ne reçoivent pas le traitement vital, ce qui se traduit par un décès de cause du sida par minute.
Au niveau local, sur 400.000 personnes touchées par cette maladie, 120.000 ne suivent pas leur traitement. C’est ce qu’a révélé Véronique Ngongo Furah, commissaire à la commission nationale de droits de l’homme/RDC, chargée de personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables telles que ceux vivant avec le VIH sida, dans un message publié à cette occasion.
Selon Véronique Ngongo Furah, ce refus de suivre le traitement serait aussi dû à la désinformation et la stigmatisation dont sont victimes les personnes atteintes du VIH.
“En RDC, selon le programme national de lutte contre le sida, sur une estimation de 520.000 personnes infectées, 400.000 personnes sont sous le traitement antirétroviral donc 120.000 personnes infectées ne suivent pas leur traitement. Ce refus de suivre le traitement serait aussi dû à la désinformation et la stigmatisation dont sont victimes les personnes atteintes, voilà pourquoi la commission nationale des droits de l’homme en tant que garant des droits de l’homme s’engage aux côtés des partenaires, tant nationaux et qu’internationaux à promouvoir et protéger les droits des personnes vivant avec le VIH sida”, a-t-elle déclaré.
Véronique Ngongo appelle, par ailleurs, au respect de droits fondamentaux de personnes vivant avec le VIH sans lequel, la lutte contre cette maladie ne peut porter ses fruits.
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