RDC-Nord-Kivu : treize écoliers foudroyés dans la chefferie de Bashu (Beni)

Treize écoliers de l’école primaire Masulukwede-Kanyihunga dans la chefferie de Bashu, territoire de Beni, ont été foudroyés alors qu’une pluie torrentielle s’abattait jeudi 19 décembre dans la zone. Un enfant, dans la commune de Mangina, a aussi été frappé par la foudre, mais malheureusement ce dernier est décédé sur-le -champ.

Selon Gérard Kasereka Ngesera, directeur de l’école, les victimes, dont sept filles, toutes en classe élémentaire, ont rapidement été transportées dans une structure sanitaire locale pour recevoir des soins appropriés.

Ce vendredi matin, leur état de santé est rassurant, précise Gérard Kasereka Ngesera, qui lance également un appel d’urgence pour la mise en place d’un paratonnerre dans cette école.

Par ailleurs, dans la commune de Mangina, située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Beni, une mère et son bébé de trois ans ont également été frappés par la foudre. Selon la société civile locale, l’enfant est décédé sur place, tandis que sa mère poursuit des soins au centre de santé de référence de Mangina.

En plus de ce drame humain, plus d’une dizaine de maisons ont perdu leurs toitures. Les occupants ont passé la nuit dans des maisons d’accueil.

La société civile de Mangina lance un appel pour obtenir de l’aide afin de réparer ces habitations.

Nord-Kivu : la résurgence d’attaques des ADF impose le règne de la psychose et détresse (reportage)

ose règne encore autour d’Oïcha, en territoire de Beni (Nord-Kivu), après la dernière incursion des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la localité Bakila-Tenambo, mardi 3 décembre 2024 dernier. En dehors des personnes qui se déplacent chaque soir pour le centre d’Oicha, la détresse et l’inquiétude gagnent les esprits des agents sanitaires au centre de santé de Tenambo, situé près des villages dernièrement attaqués.

Des maisons incendiées, d’autres abandonnées, c’est l’image actuelle de Mapiki. Ce village, situé en localité de Bakila-Tenambo, était aussi touché par la dernière incursion des rebelles ADF, mardi 3 décembre. Cette attaque a provoqué un déplacement de nombreux habitants pour le centre d’Oïcha, abandonnant leur village.

À quelques mètres, c’est le centre de santé Tenambo. Son personnel vit dans la peur au vu des attaques successives depuis les années passées. Il a opté pour l’organisation du service minimum pour éviter d’y passer nuit, explique Bavi Arsène, infirmier titulaire.

« L’aire de santé de Tenambo a toujours été victime des tueries engagées par les hommes à main armé, ce qui est à la base du service minimum organisé. Cette situation qui se répète affecte le personnel. On travaille parce qu’on est appelé à travailler, mais on n’est pas à l’aise ».

C’est une situation qui inquiète la société civile d’Oïcha qui déplore la résurgence des ADF après plus d’une année d’accalmie dans la zone. Darius Syayira, rapporteur de cette structure dénonce l’insuffisance des effectifs militaires dans la zone, car plusieurs positions seraient dégarnies pour le front Nord contre les rebelles du M23, laissant plusieurs villages sans défense efficace.

« On est déjà à une vingtaine de civils tués par les ADF dans 3 attaques seulement. Nous avons qualifié ça d’imprudence dans les opérations. Pendant que nous sommes dans une guerre de terrorisme, on dégarnit la zone des militaires, ce qui laisse un couloir vide aux ennemis. Les signaux était déjà aux rouges », dit-il inquiet.

Les Forces armées de la RDC, tout en déplorant les activités des ADF, rassurent que des mesures ont été arrêtées pour rétablir la sécurité.

« C’est vrai, l’ennemi n’est pas bête, il peut saisir une occasion pour s’infiltrer dans nos lignes, mais ce qui est important ce que nous avons la capacité de projeter des patrouilles pour détecter et détruire la menace. Un travail de titan est en train de se faire pour les neutraliser et pour qu’ils ne puissent plus quitter le triangle de la mort. Il y a des choses plus tactiques et plus stratégiques que nous ne pouvons pas beaucoup expliquer aux civils », a-t-il rassuré.

Les Forces armées de la RDC et les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) ont intensifié des opérations dans les territoires de Mambasa et dans le secteur des Bapere où les Adf se sont retranchées depuis la chute de leurs bastions en territoire de Beni. Ce groupe armé d’origine Ougandaise, affilié à l’État islamique, est accusé des massacres des civils dans l’espace Lubero-Beni-Ituri, depuis maintenant une décennie.

 


Radio Okapi / Provinces26rdc.com

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