Le CVAR-RDC -Collectif des Victimes de l’Agression Rwandaise en République démocratique du Congo- hausse le ton contre Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères, qu’il accuse de se transformer en « pourvoyeur officiel de haine » et en relais d’une « machine organisée de désinformation » visant à discréditer les défenseurs des droits humains et à occulter les crimes commis dans l’Est de la RDC.
Dans un communiqué rendu public ce vendredi 15 août 2025, l’organisation dénonce des déclarations répétées du diplomate rwandais, assimilant des Hutus congolais opposés au M23 à des « sympathisants FDLR » ou à des « Wazalendo », des étiquettes qui, selon le CVAR, peuvent « valoir arrêt de mort » dans le contexte actuel. Elle l’accuse également de nier l’implication du M23-AFC dans des massacres, notamment celui de Binza, et de « piétiner les processus de paix » menés à Doha ou à Washington.
Le communiqué cite deux structures médiatiques accusées de servir de courroies de transmission à cette propagande :
1. African Facts, un site créé début août 2025 par le journaliste belge Théo Englebert, qui ne compte que deux articles, tous jugés diffamatoires par le CVAR et blanchissant la coalition M23-AFC/RDF.
2. Maisha RDC, présenté comme un observatoire contre les discours de haine, mais accusé d’exercer une « désinformation ciblée » et de victimiser exclusivement la communauté tutsie, en occultant les violences subies par d’autres populations congolaises.
Selon le CVAR, ces médias s’inscrivent dans « une armée numérique pro-rwandaise » visant à remodeler la perception du conflit pour justifier l’occupation militaire et délégitimer les voix indépendantes.
L’ONG affirme que ces actions font partie d’une stratégie délibérée pour légitimer l’occupation illégale de l’Est de la RDC, criminaliser les défenseurs des droits humains, et noyer le cri des victimes dans un flot de désinformation.
Elle appelle la communauté internationale à reconnaître « la dangerosité de ces agissements » et prévient qu’elle se réserve le droit de saisir les juridictions nationales, régionales et internationales contre les auteurs et complices de ces « crimes médiatiques ».
« Vos mots tuent, mais la justice vous survivra », conclut le communiqué, affirmant que la vérité, « comme le soleil, peut être occultée un temps, mais jamais éteinte ».
Opinion Info / Provinces26rdc.com
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