Les conducteurs de motos-taxis de la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, ont annoncé une grève pour ce mardi 20 janvier 2026, afin de protester contre ce qu’ils qualifient de tracasseries répétées de la part de la police.
Selon plusieurs motards contactés, cette décision fait suite à des contrôles jugés abusifs, à des arrestations arbitraires et à des amendes illégales imposées sur les différents axes de la ville. Ils dénoncent également des violences verbales et physiques dont certains de leurs membres seraient victimes lors des opérations de contrôle routier.
« Nous ne refusons pas l’ordre ni le respect de la loi, mais nous disons non aux abus. Les motards sont devenus des cibles faciles », a déclaré un motard interrogé par Netic-news.
La grève annoncée pourrait perturber sérieusement le transport urbain, la moto-taxi constituant le principal moyen de déplacement pour une grande partie de la population de Kananga.
De leur côté, les autorités policières n’ont pas encore officiellement réagi à cette annonce. Toutefois, des sources sécuritaires indiquent que des discussions pourraient être engagées afin d’éviter une paralysie des activités et de rétablir un climat de confiance entre la police et les conducteurs de motos.
Kananga : grève des conducteurs de motos et de bus contre la tracasserie routière

La ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, s’est réveillée ce mardi 20 janvier 2026 sous le coup d’une grève des conducteurs de motos-taxis et de véhicules de transport en commun. Le mouvement vise à dénoncer ce que les grévistes qualifient de tracasseries routières répétées, principalement attribuées à certains services de la police de circulation routière.
Les conducteurs dénoncent des contrôles jugés abusifs et des amendes excessives qui affectent gravement leur activité quotidienne, alors que le transport par moto et par bus constitue le principal moyen de déplacement des habitants de Kananga.
La circulation a été fortement perturbée sur plusieurs axes stratégiques de la ville, notamment au centre-ville et sur les grandes artères menant vers les principaux marchés et institutions publiques.
Des tensions ont été signalées dans certains quartiers, où des motards grévistes ont tenté d’empêcher leurs collègues de poursuivre le travail. La police est intervenue pour prévenir tout trouble à l’ordre public.
« Nous ne sommes pas contre les contrôles, mais ce que nous subissons dépasse le cadre légal. Nous sommes arrêtés presque à chaque coin de rue », témoigne un chauffeur de taxi-moto.
Des discussions entre les autorités locales et les représentants des conducteurs sont attendues afin de trouver une issue à cette crise. De leur côté, les grévistes appellent les autorités urbaines et provinciales à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces pratiques et assainir le climat entre les usagers de la route et les services de l’ordre.
Kasaï : le vice-ministre de l’Éducation nationale face aux cadres provinciaux sur les problèmes des enseignants

À Tshikapa, les cadres de l’éducation des provinces du Kasaï 1 et Kasaï 2 ont rencontré le vice-ministre de l’Éducation nationale, Théo Kazadi, lundi 19 janvier 2026, pour un échange sur les difficultés rencontrées par les enseignants. La rencontre s’est tenue au chapiteau de l’espace Vule, situé sur la colline de Dibumba.
Lors de cette séance, les cadres ont dressé un état des lieux avec un nombre élevé d’enseignants impayés, l’ouverture de nouvelles unités scolaires, un manque d’infrastructures et des conditions de paie compliquées.
L’intersyndicat des enseignants a dénoncé les conditions difficiles auxquelles ils sont confrontés, notamment dans le cadre du projet PAAF, où, après la remise de la première tranche de bourses, certaines élèves risquent de manquer les épreuves cette année.
Du côté des banques payeuses, André Nkongolo a relevé plusieurs problèmes, notamment le paiement tardif des salaires, un mauvais traitement des dossiers et le nombre limité de jours enregistrés dans le site de paie.
Virginie Alembe, proviseur du Kasaï 1, a plaidé pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants, soulignant la gravité de la situation.
Très à l’écoute des doléances, le vice-ministre Théo Kazadi a proposé quelques pistes pour faciliter l’obtention des arrêtés et accélérer le processus de paie. Il a rappelé que le ministère ne bloque rien et que les gestionnaires doivent éviter les faux arrêtés et respecter les procédures normales afin de sortir les enseignants de cette impasse.
Netic News / Provinces26rdc.com
Laisser un commentaire