Iran-États-Unis : vers une poursuite des négociations, selon le chef de la diplomatie iranienne

L’Iran et les États-Unis sont convenus de « poursuivre leurs négociations », a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à l’issue vendredi d’une première session de pourparlers tenue à Oman dans une atmosphère « très positive » selon lui.

Ces pourparlers indirects se sont tenus alors qu’une importante force navale américaine a été déployée dans le Golfe, Donald Trump multipliant les menaces d’intervention militaire en Iran, après la répression sanglante par le pouvoir iranien de la vaste mobilisation de début janvier.

« Dans une atmosphère très positive, nos idées ont été échangées et les points de vue de l’autre partie nous ont été présentés », a déclaré M. Araghchi à la télévision d’État iranienne. Il a ajouté que les deux parties étaient « convenues de poursuivre les négociations, mais que les modalités et le calendrier seraient décidés ultérieurement. »

« La marche à suivre dépendra de nos consultations avec nos capitales », a-t-il affirmé, exprimant également l’espoir que Washington s’abstienne de « menaces et de pressions » afin que « les pourparlers puissent se poursuivre. » Il a encore indiqué, selon l’agence de presse officielle Irna, que les discussions se concentrent « exclusivement sur la question nucléaire ». « Nous n’abordons aucun autre sujet avec les Américains », a-t-il dit.

« Les résultats doivent être examinés attentivement à Téhéran et Washington »

« Nous avons l’intention de nous réunir de nouveau en temps voulu, les résultats devant être examinés attentivement à Téhéran et Washington », a déclaré pour sa part le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaïdi, précisant que les échanges avaient permis « d’identifier les domaines où des avancées sont possibles. »

Selon les images de l’agence de presse omanaise, l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) était présent lors des pourparlers, tenus, selon une source proche des négociations, à la résidence de Badr al-Boussaïdi.

Le Qatar, allié des Etats-Unis, a exprimé l’espoir que les discussions « aboutissent à un accord global qui serve les intérêts des deux parties et renforce la sécurité et la stabilité dans la région. »

Nouvelles sanctions pétrolières contre l’Iran

Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions pétrolières contre l’Iran quelques heures après une première session de pourparlers à Oman, tenue dans une « atmosphère positive » selon Téhéran. Ces sanctions visent 15 entités, deux personnes et 14 navires de la flotte fantôme liés au commerce illicite de pétrole, de produits pétroliers et de produits pétrochimiques iraniens, selon le département d’État dans un communiqué.

Alors que Washington exige de discuter, outre du dossier nucléaire, du soutien de l’Iran à divers groupes armés hostiles à Israël et de son programme de missiles balistiques, Téhéran martèle ne vouloir aborder que le volet nucléaire, pour obtenir la levée des sanctions internationales qui asphyxient l’économie.

L’Iran doit renoncer « à être une puissance déstabilisatrice », a exhorté ce vendredi le chef de la diplomatie française, citant son programme nucléaire et son soutien aux groupes « terroristes » qui représentent une menace pour les pays du Proche et du Moyen-Orient et les pays européens. Jean-Noël Barrot, en visite dans la région, a en outre appelé « les groupes soutenus par l’Iran », dont le Hezbollah libanais, à exercer « la plus grande retenue » en cas d’escalade militaire entre Téhéran et les États-Unis.


rfi / Provinces26rdc.com

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