RDC : Cardinal Ambongo appelle Tshisekedi à jouer son rôle et à sécuriser l’AFDC-A de Bahati:« hier, c’était l’UDPS qui était dédoublée », rappelle t-il

Cardinal Fridolin Ambongo Besungu a interpellé Félix Tshisekedi au sujet du dédoublement de l’AFDC-A de Modeste Bahati. Au cours d’une conférence de presse organisée à Kinshasa, il a demandé au Président de la République de jouer pleinement son rôle dans ce dossier.

« Une forte délégation de l’AFDC-A était chez moi hier. On a échangé. Ils m’ont présenté leur situation. Nous devons apprendre à respecter les autres. La démocratie, c’est avoir des opinions. J’ai mes opinions politiques, tu peux aussi avoir les tiennes. Cela ne fait pas de nous des ennemis. Notre classe politique au Congo, c’est si tu penses pas comme nous, tu es un ennemi. Et on le fait au niveau du pouvoir. On le fait au niveau de ceux qui détiennent le pouvoir. Comme tu n’es pas avec nous, nous allons tout faire pour te faire souffrir, nous allons tout faire pour t’arracher tes droits, mêmes tes droits légitimes. Et là, ça ne va pas », a t-il déclaré.

Il évoque l’injustice et insiste sur la responsabilité de Félix Tshisekedi.

« Il appartient au Président de la République en tant que garant des institutions de sécuriser les uns et les autres. On n’a pas le droit de se comporter comme on fait maintenant avec les gens de l’AFDC tout simplement parce qu’ils ont des opinions différentes. Ce n’est pas juste », a t-il ajouté.

Il rappelle également que la situation d’aujourd’hui était également vécue par le parti au pouvoir.

« L’alternance que nous avons aujourd’hui, même si c’est critiquable, c’est quand même le fruit de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Nous avons refusé le dédoublement des partis politiques. Cela a été mentionné dans l’accord. Il est inacceptable qu’après cet accord que l’on continue à dédoubler les partis. Hier, c’était l’UDPS, c’était le MLC, c’était le MSR. Et l’accord de la Saint-Sylvestre avait levé l’option d’arrêter avec ces pratiques. Celui qui créer son parti, libre à lui, mais il faut pas dédoubler d’autrui. Il appartient au Président de jouer son rôle et de sécuriser ce parti », a t-il souligné.

Modeste Bahati Lukwebo, président de l’AFDC, avait porté plainte contre Mwilanya Wilondja Néhémie coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC) auprès du procureur général près la Cour de Cassation. Il accuse ce fidèle de Joseph Kabila de débauchage. L’AFDC-A est l’une de deux organisations politiques ayant franchi le seuil de 1000 000 de suffrages exprimés lors de dernières législatives.

le dans ce dossier.

« Une forte délégation de l’AFDC-A était chez moi hier. On a échangé. Ils m’ont présenté leur situation. Nous devons apprendre à respecter les autres. La démocratie, c’est avoir des opinions. J’ai mes opinions politiques, tu peux aussi avoir les tiennes. Cela ne fait pas de nous des ennemis. Notre classe politique au Congo, c’est si tu penses pas comme nous, tu es un ennemi. Et on le fait au niveau du pouvoir. On le fait au niveau de ceux qui détiennent le pouvoir. Comme tu n’es pas avec nous, nous allons tout faire pour te faire souffrir, nous allons tout faire pour t’arracher tes droits, mêmes tes droits légitimes. Et là, ça ne va pas », a t-il déclaré.

Il évoque l’injustice et insiste sur la responsabilité de Félix Tshisekedi.

« Il appartient au Président de la République en tant que garant des institutions de sécuriser les uns et les autres. On n’a pas le droit de se comporter comme on fait maintenant avec les gens de l’AFDC tout simplement parce qu’ils ont des opinions différentes. Ce n’est pas juste », a t-il ajouté.

Il rappelle également que la situation d’aujourd’hui était également vécue par le parti au pouvoir.

« L’alternance que nous avons aujourd’hui, même si c’est critiquable, c’est quand même le fruit de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Nous avons refusé le dédoublement des partis politiques. Cela a été mentionné dans l’accord. Il est inacceptable qu’après cet accord que l’on continue à dédoubler les partis. Hier, c’était l’UDPS, c’était le MLC, c’était le MSR. Et l’accord de la Saint-Sylvestre avait levé l’option d’arrêter avec ces pratiques. Celui qui créer son parti, libre à lui, mais il faut pas dédoubler d’autrui. Il appartient au Président de jouer son rôle et de sécuriser ce parti », a t-il souligné.

Modeste Bahati Lukwebo, président de l’AFDC, avait porté plainte contre Mwilanya Wilondja Néhémie coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC) auprès du procureur général près la Cour de Cassation. Il accuse ce fidèle de Joseph Kabila de débauchage. L’AFDC-A est l’une de deux organisations politiques ayant franchi le seuil de 1000 000 de suffrages exprimés lors de dernières législatives.

L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo a pris parti pour les troupes des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux prises avec les rebelles et miliciens dans l’Est du pays.

« L’ erreur que nous commettons toujours, c’est de donner (toujours) une image trop négative de notre armée, ce n’est pas du tout la cause de notre pays, l’armée est constituée de nos frères et sœurs qui sont au front, des gens qui ont abandonné leurs familles très loin, et qui s’exposent pour sécuriser le front Est de notre pays. Nous n’avons pas le droit de les mépriser ni les ridiculiser », a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse ce vendredi 3 janvier à Kinshasa.

Et d’ajouter : « Naturellement parmi les militaires, il y a toujours des brebis galeuses, il y en a qui commettent les bavures comme ça existe dans toutes les familles. Nous n’avons pas le droit de parler toujours de notre armée comme nous aimons le faire, de façon négative, ce sont les gens qui méritent notre admiration, notre considération ».

Le prélat catholique a effectué une mission pastorale de quatre jours dans le diocèse de Beni – Butembo où des populations sont victimes des massacres depuis 2014.

Ces atrocités sont attribuées aux rebelles des forces démocratiques alliés (ADF), rébellion d’origine ougandaise. Dans ses rangs, l’armée affirme y avoir capturé notamment des burundais, centrafricains, rwandais, somaliens et Kenyans.

Pour Fridolin Ambongo, les soldats « sont là mais ils n’ont pas toujours les moyens de faire la guerre ». Il a appelé le gouvernement à mettre des moyens « conséquents » à la disposition de l’armée pour éradiquer la menace sécuritaire et épargner les vies des populations. 

Cardinal Ambongo « ce sont des grands mafieux qui font des affaires au Congo avec la complicité du pouvoir »

Au cours de sa conférence de presse ce vendredi 3 janvier, le cardinal Ambongo Besungu a aussi sévèrement critiqué le climat des affaires en République Démocratique du Congo (RDC). Pour lui, la mafia qui gangrène les investissements au pays s’opère sous la protection des politiques et militaires.

“ Ce sont des grands mafieux qui font des affaires au Congo avec la complicité des fils et filles du Congo qui sont en situation de pouvoir, que ça soit les politiciens ou dans l’armée. Les vrais investisseurs n’investissent pas au Congo d’aujourd’hui. Nous avons tout intérêt à regarder la réalité en face de n’est pas nous voiler la face ” , a déclaré le numéro un de l’Eglise catholique en RDC.

Le Cardinal Fridolin Ambongo considère que le Congo est un pays à haut risque pour les investissements, d’où ceux qui le font, n’y arrivent généralement que de façon mafieuse.

« Les investisseurs connaissent très bien la situation du Congo. Ce sont les mêmes investisseurs qui sont parfois derrière les désordres à l’Est. Soyons réalistes ! Il y a beaucoup de gens qui ont fait les affaires au Congo pendant les périodes troubles que pendant la période de paix. N’ayez aucun souci de préoccupation pour les investisseurs. Ils sont des braves garçons et filles qui savent comment trouver leur chemin dans cette situation. Nous ne parlons pas de la guerre, il n’y a pas d’investissement. Le congo est considéré comme un pays à haut risque pour les investissements. Ceux qui investissent, c’est généralement de façon mafieuse », a-t-il précisé.

Le cardinal Fridolin Ambongo revient d’une tournée à Beni et Butembo au Nord Kivu, une zone dont les populations vivent dans une « misère insupportable » causée par le groupe armée étranger ADF.

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