Le professeur André Mbata, secrétaire permanent de l’Union sacrée, a ouvert ce mercredi une réflexion de grande envergure sur la Loi fondamentale congolaise, à travers une intervention marquée par la rigueur intellectuelle et un patriotisme assumé. Devant un auditoire composé d’autorités publiques, d’universitaires, de chercheurs, d’acteurs politiques et de représentants de la société civile, l’éminent constitutionnaliste a posé les bases d’un débat qu’il souhaite méthodique, scientifique et fédérateur.
C’est au Palais du Peuple, à l’occasion du colloque commémorant les vingt ans de la Constitution de la République démocratique du Congo, que cette rencontre s’est tenue. L’initiative a rassemblé différentes sensibilités autour d’un objectif commun : réfléchir, avec hauteur et responsabilité, sur le parcours de la Loi fondamentale deux décennies après sa promulgation.
Dès l’entame de son propos, le professeur Mbata a salué la présence des participants, qualifiant la rencontre d’importante pour la vitalité démocratique du pays. Dans un contexte marqué par des tensions politiques et des débats souvent passionnés autour des questions constitutionnelles, il a rappelé que la Constitution ne saurait être confisquée par un camp politique ni transformée en outil de division.
Selon lui, elle constitue avant tout un socle commun qui exige un examen apaisé, inclusif et fondé sur des critères scientifiques. Il a rappelé qu’une première commémoration de la Constitution avait été organisée en 2016. Dix ans plus tard, la dynamique se poursuit avec la même exigence intellectuelle et le même attachement aux valeurs républicaines.
Pour l’orateur, cette continuité traduit la volonté de faire de la réflexion constitutionnelle un exercice permanent, loin des improvisations et des réactions dictées par l’émotion. Dans une formule forte, le professeur Mbata a souligné que le débat sur la Constitution doit retrouver son cadre naturel : les amphithéâtres, les colloques et les espaces académiques, plutôt que les polémiques amplifiées sur les réseaux sociaux.
En s’associant à l’Université, le professeur Mbata a estimé que le moment est venu, vingt ans après la promulgation de la Constitution, d’en examiner la mise en œuvre, d’en analyser les acquis ainsi que les limites, dans une démarche méthodique et responsable.
Opinion Info / Provinces26rdc.com
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