RDC-Équateur : l’impact des instruments de communication traditionnels étouffé par la téléphonie mobile

L’impact des instruments traditionnels de communication a été considérablement affaibli par les systèmes modernes dans les villages du territoire de Bikoro, province de l’Équateur, dans l’ouest de la République démocratique du Congo, a indiqué samedi à l’ACP un fabricant de gong.

« Pour l’instant, l’impact des moyens de communication traditionnels, principalement le gong, un instrument de communication majeur autrefois, n’est plus visible », a expliqué Jean Lokolola, un fabricant et batteur de gong (Lokole).

« Contrairement aux instruments modernes tels que le téléphone, l’utilisation du gong était particulièrement ponctuelle. Cet instrument était utilisé spécifiquement pour signifier de manière précise une nouvelle ou une information d’importance communautaire. L’accès au Gong était réservé aux initiés. », a-t-il ajouté.

Cependant, malgré cette perte d’importance, les instruments traditionnels restent, selon M. Lokolola, un modèle de respect des normes de communication.

« Il est curieux de constater que la modernité de la communication a entraîné un non-respect des principes de communication. Chacun utilise les moyens modernes comme bon lui semble : on peut calomnier, médire, mentir, entraînant toute une communauté dans la fausse information, ce qui était difficilement déplorable dans le passé avec les anciens moyens de communication. », a encore relevé la source.

Bien que leur usage ait diminué, les gongs demeurent aujourd’hui des instruments musicaux historiques et inoubliables de la tradition communicationnelle de nos villages. Malgré l’expansion rapide des téléphonies modernes, les gongs sont encore utilisés ponctuellement pour annoncer des événements tels que des décès, des naissances ou des cultes religieux, dans des zones non accessibles par téléphone mobile ou Internet.

Construit à partir du bois comme Ifaki ou le bolaka, le gong reste une œuvre d’art durable pour plusieurs générations. Malheureusement, sa protection, sa reconnaissance et sa conservation ne sont pas garanties dans les musées de la province.

 

ACP/Provinces26rdc.com

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