Lubumbashi : arrestation de Raphaël Mututa, la société civile exige des explications

L’arrestation du notable katangais Raphaël Mututa, suivie de son transfert à Kinshasa, suscite une vive inquiétude à Lubumbashi, où la société civile réclame des éclaircissements sur les circonstances et les motifs de cette interpellation, rapporte magazine Laguardia.

Interpellé le 13 avril 2026 dans la commune de Kenya, ancien président de la fondation Katanga et actuel président des notables du Grand Katanga, Mututa aurait d’abord été détenu au camp militaire de Kimbembe avant d’être acheminé vers la capitale. À ce jour, aucune communication officielle n’a été faite sur les raisons de son arrestation, laissant place à plusieurs hypothèses.

Face à cette situation, les forces vives de la société civile du Haut-Katanga ont lancé, le 20 avril, une série de démarches auprès des autorités provinciales et des institutions de défense des droits humains. Une délégation s’est notamment rendue au ministère provincial de l’Intérieur, à la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et prévoit de saisir le Haut-Commissariat aux droits de l’homme.

Les acteurs de la société civile dénoncent une arrestation jugée irrégulière et exigent le respect des procédures légales. Ils appellent à la transparence sur les services impliqués, le lieu de détention et les mobiles de cette interpellation.

Selon plusieurs témoignages, des cas de brutalités auraient été signalés lors de l’arrestation. Des allégations de mauvais traitements, voire de torture, ont également été évoquées, suscitant de vives préoccupations quant au respect des droits fondamentaux.

La CNDH affirme suivre de près le dossier et indique avoir été saisie par plusieurs organisations. Elle appelle toutefois à élargir l’attention à d’autres personnes arrêtées dans les mêmes circonstances.

De son côté, l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga a été informée de la situation. Son président promet de relayer les préoccupations auprès des autorités compétentes, notamment à Kinshasa.

Par ailleurs, des ONG de défense des droits humains signalent d’autres interpellations similaires, dont celle de Yannick Kyungu, ainsi que des cas d’agressions présumées contre des militants politiques.

Dans ce contexte marqué par des zones d’ombre persistantes, la société civile maintient la pression pour obtenir la vérité, dénoncer les traitements inhumains et obtenir la libération des personnes détenues.

 


Magazine La Guardia / Provinces26rdc.com

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