RDC : « Libérez Mutamba », Ivan Ilunga presse Tshisekedi d’écouter la voix du peuple

Interrogé sur la pression grandissante des jeunes réclamant la libération de l’ex-garde des Sceaux, Constant Mutamba, le leader du Rassemblement pour la souveraineté et la démocratie (RSD), Ivan Ilunga s’en remet à la parole du président Tshisekedi. « Qui suis-je pour contredire les propos du chef de l’État qui a dit « c’est entendu » ? (…) Les propos du chef de l’État n’appellent pas à un commentaire », a-t-il lâché samedi face à la presse.

Néanmoins, il a réconforté son frère et ami, avec qu’il est passé de l’activisme citoyen à la politique active, l’exhortant à rester fort et à avoir un mental d’acier. « C’est pour cette même justice qu’il s’est battu », a-t-il rappelé, dans une tonalité à la fois solidaire et résignée.

Sans contester la décision de justice, le docteur Ilunga souligne un décalage avec une partie de l’opinion. D’où, il a invité le garant du bon fonctionnement des institutions à écouter son peuple. « Puisque cette justice l’a condamné, le peuple considère que cette condamnation est injuste. Le chef de l’État, qui encadre les décisions de justice, doit écouter la demande de la population », a-t-il ajouté.

Au-delà de cette question, le toubib a encouragé la poursuite des négociations entre le gouvernement congolais et le M23, dans le cadre du neuvième cycle de discussions en Suisse. Il y voit la preuve d’une volonté du président Tshisekedi de privilégier la diplomatie pour parvenir à une paix durable.

Sur le plan interne, Ivan Ilunga a exprimé ses inquiétudes face à la montée de l’insécurité à Kinshasa, recommandant aux autorités compétentes d’assumer pleinement leurs responsabilités pour restaurer la quiétude dans la capitale.

Au sujet du débat constitutionnel, le chef de file du RSD s’est prononcé en faveur d’une réforme de la loi fondamentale, notamment de l’article 220. C’est une disposition « verrou » interdisant toute révision constitutionnelle concernant la forme républicaine de l’État, le suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats présidentiels.

Mais au nom de la stabilité institutionnelle, Ivan Ilunga propose que la durée du mandat présidentiel passe de cinq à sept ans. D’ailleurs, il a également insisté sur le renforcement des capacités de l’Office national d’identification de la population (ONIP), estimant qu’une identification rigoureuse des citoyens est indispensable pour l’organisation des élections crédibles en 2028.


Ouragan / Provinces26rdc.com

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