Ce mercredi 22 avril 2026, l’ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo a officiellement déposé,un texte visant à encadrer l’accès aux fonctions publiques pour les anciens acteurs de rébellions. À Kinshasa, un signal politique fort vient d’être lancé dans un pays marqué par des décennies de conflits armés et de recompositions institutionnelles.
Adressée au député Lambert Mende, cette initiative pourrait être portée au Parlement sous forme de proposition de loi ou de recommandations parlementaires. Elle introduit un principe central : toute personne ayant participé, directement ou indirectement, à une rébellion armée ne pourrait prétendre à une fonction publique , élective ou nominative , qu’après un processus individuel de justice transitionnelle.
Le texte, co-rédigé avec l’avocat Blaise Ekongola, insiste sur des mécanismes conformes aux standards constitutionnels et aux engagements internationaux de la République démocratique du Congo. Il prévoit notamment l’établissement de la vérité, l’évaluation des responsabilités, ainsi que d’éventuelles mesures de réparation, de réhabilitation ou de sanction.
Depuis plus de deux décennies, la RDC est confrontée à un cycle récurrent : des groupes armés se soulèvent, négocient ensuite leur retour dans le jeu politique, puis réintègrent les institutions sans véritable processus de reddition de comptes. Une dynamique que Jean Thierry Monsenepwo qualifie de « profondément déstabilisatrice » pour l’État de droit.
L’initiative se veut cependant inclusive. Loin d’une logique d’exclusion ou de stigmatisation, elle ambitionne de poser les bases d’une responsabilisation durable des acteurs politiques et militaires. L’objectif affiché est clair : restaurer l’autorité de l’État et renforcer la confiance des citoyens envers des institutions souvent fragilisées par ces cycles de violence et de compromis.
En toile de fond, c’est une tentative de rupture avec une pratique politique largement critiquée, où la prise des armes peut apparaître comme un raccourci vers le pouvoir.
Il sied de noter qu’en proposant un cadre légal structuré et équitable, ses initiateurs espèrent inscrire la RDC dans une trajectoire institutionnelle plus stable, alignée sur les exigences d’un État moderne fondé sur le droit.
Provinces26rdc.com
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