Les députés provinciaux de l’Équateur ont élu, le lundi 20 avril, un nouveau président de l’Assemblée provinciale. Il s’agit de Clovis Elongama, qui succède à Delssy Mata. Ce dernier a été convoqué à Kinshasa à la suite d’une situation de crise institutionnelle survenue la semaine précédente entre l’Assemblée provinciale et l’exécutif provincial.
Alors que le gouverneur de la province faisait l’objet de poursuites judiciaires devant être autorisées ou non par les élus provinciaux, le président de l’Assemblée provinciale a été convoqué à Kinshasa par le ministère de l’Intérieur. En son absence, les députés ont procédé à l’élection d’un nouveau président lors de la plénière de lundi, laissant de côté la question des poursuites judiciaires visant le gouverneur.
Face à cette situation, la société civile de l’Équateur dénonce une manipulation des députés provinciaux. Selon elle, les élus se sont écartés de leur mission première.
Pour Fabien Munguza, président de la société civile de l’Équateur, cette élection relève d’une manipulation et d’un coup monté par le gouverneur. Il estime qu’au lieu de statuer sur l’autorisation des poursuites judiciaires à l’encontre du gouverneur, les députés ont privilégié des calculs politiques.
« On ne peut pas comprendre comment des élus peuvent être manipulés par une personne élue au second degré. Le gouverneur est présumé innocent et aurait dû aller présenter ses moyens de défense », déclare-t-il.
De son côté, Jimmy Mopongo, conseiller en communication de l’autorité provinciale, affirme que « le gouverneur Bobo Boloko Bolumbu n’est ni de près ni de loin concerné par ce qui s’est passé à l’Assemblée provinciale de l’Équateur ».
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