La motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et sécurité, Jacquemain Shabani, a été déclarée irrecevable ce mercredi 29 avril à l’Assemblée nationale. En cause : l’adoption d’une motion incidente dénonçant des irrégularités dans la procédure, notamment des signatures jugées non conformes.
Une plénière sous tension
La séance, marquée par une forte mobilisation de 490 députés, s’est déroulée dans une atmosphère particulièrement tendue. À l’origine de la motion, le député Laddy Yangotikala, élu de Kisangani, a exposé les griefs formulés contre le membre du gouvernement.
Il a notamment accusé le ministre d’inefficacité face à la dégradation de la situation sécuritaire, évoquant la recrudescence des braquages et des vols à main armée à Kinshasa et dans d’autres grandes villes du pays.
Parmi les reproches formulés figurent également des cas présumés d’ingérence et d’abus de pouvoir dans plusieurs provinces, notamment à Kinshasa, dans le Haut-Katanga, au Kasaï-Central et dans la Tshopo. Les initiateurs de la motion dénonçaient des interférences dans le fonctionnement des institutions provinciales et locales.
Une motion incidente décisive
Mais en pleine plénière, le député Garry Sakata a introduit une motion incidente, remettant en cause la régularité de la démarche. Il a évoqué la présence de signatures de personnes non habilitées ainsi que des incohérences dans l’identification de certains signataires.
Soumise au vote, cette motion incidente a été adoptée à la majorité des députés présents.
Conséquence immédiate : la motion de défiance a été jugée irrecevable et son examen interrompu. Le président de l’Assemblée nationale a alors mis un terme à la procédure, écartant tout débat ou vote sur le fond.
Cette issue met fin, pour l’heure, aux démarches parlementaires visant à mettre en cause la responsabilité politique du Vice-Premier ministre Jacquemain Shabani.
Laisser un commentaire