RDC : Constitution, Kafuta se désolidarise des pasteurs pro-changement

L’un des pionniers de l’Église du réveil du Congo, Sony Kafuta se désolidarise de ses pairs ayant approuvé et apporté leur soutien à la démarche visant le changement de la Constitution. Le surnommé « général » n’était pas consulté par Évariste Ejiba.

Son absence a été remarquable lors de la matinée de réflexion et d’échanges des leaders chrétiens. Dans un communiqué daté du 3 mai 2026, l’evangéliste Sony Kafuta dit n’avoir pas été associé, ni invité à l’organisation de la matinée convoquée à Kinshasa par l’actuel président de l’Église du réveil du Congo, l’archevêque Évariste Ejiba Yamapia.

Face aux réactions suscitées par la déclaration des pasteurs soutenant le changement de loi fondamentale, la communauté ecclésiastique Armée de l’Éternel du pasteur Kafuta dissocie ce dernier de la prise de position des autres leaders religieux. « Nous dénonçons la manipulation faite de la photo du patriarche jointe aux messages se rapportant à l’activité ci-haut, par des personnes mal intentionnées. Par conséquent, l’evangéliste Sony Kafuta n’a donné aucun point de vue sur le changement de la Constitution », éclaire l’Église Armée de l’Éternel.

 L’initiative divise ? 

La démarche d’Ejiba est sous le feu des critiques. Loin de faire l’unanimité, elle suscite un tollé au sein de l’opinion. Si certains leaders chrétiens approuvent cette initiative, d’autres restent cependant observateurs. Connaissant la liberté d’expression ou encore le désordre qui règne au sein des Églises de réveil en République démocratique du Congo, la question de la Constitution risque de créer davantage de divisions.

L’Église du réveil du Congo s’est prononcée en faveur d’une révision en profondeur de la Constitution, à l’issue d’une série de consultations internes et de réflexions menées avec plusieurs acteurs sociaux et religieux. La position a été rendue publique par l’archevêque Évariste Ejiba Yamapia, représentant légal de cette organisation, lors d’une rencontre mercredi 29 avril à Kinshasa avec différents leaders religieux.

Selon lui, cette démarche s’inscrit dans un processus de réflexion élargie impliquant des chefs de confessions religieuses, des leaders des mouvements de réveil, des représentants de la société civile, ainsi que des jeunes et femmes engagés dans les structures ecclésiastiques. Les échanges ont été appuyés par des exposés d’experts en droit constitutionnel et en économie.


Ouragan / Provinces26rdc.com

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