Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication tient à rappeler les principes en matière de liberté d’expression suite à la bronca suscitée par les propos du pasteur Moïse Mbiye. Le régulateur appelle au sens de responsabilité et surtout à la retenue des responsables religieux dans leurs prises de parole publique.
Il règne une atmosphère délétère dans l’Église de réveil du Congo. Alors que les réactions au message de Moïse Mbiye vont dans tous les sens dans les médias et sur les réseaux sociaux, le régulateur prône l’apaisement. Sur X, Christian Bosembe a fait remarquer que la liberté d’expression reconnue à tous, y compris aux responsables religieux, constitue un principe fondamental de l’État de droit. À ce titre, le président du CSAC précise que les hommes d’Église demeurent libres d’exprimer des opinions sur la vie publique.
Toutefois, Bosembe souligne que l’exercice de cette liberté s’inscrit dans le respect strict des lois et règlements en vigueur. Le gendarme du secteur médiatique prévient qu’il n’est pas admissible que des tribunes religieuses ou des médias confessionnels soient utilisés pour proférer des invectives, tenir des propos injurieux ou diffuser des messages de nature à porter atteinte à l’ordre public, à la dignité des personnes ou à la cohésion nationale.
Le président de l’institution d’appui à la démocratie soutient que le débat démocratique repose sur le pluralisme des opinions et la libre confrontation des idées. Néanmoins, nuance-t-il, cette liberté ne saurait couvrir des abus de langage ni des dérives susceptibles d’altérer le vivre-ensemble. À défaut de respecter le cadre légal applicable, le CSAC prévient que les mécanismes de régulation prévus par la loi seront mis en œuvre à l’encontre des organes de diffusion concernés.
Dimanche 10 mai pendant le culte, le responsable de l’Église Cité Bethel a sévèrement critiqué ses pairs ayant soutenu l’idée de la révision ou encore du changement de la Constitution. En clair, les réactions étaient attendues à la suite de la déclaration faite par les figures majeures de l’ERC, avec en tête l’archevêque Évariste Ejiba Yamapia. Si Sony Kafuta a préféré se prononcer à travers un communiqué, il n’en est pas le cas pour Moïse Mbiye. L’homme de Dieu a plutôt choisi la chaire pour recadrer ses pairs. Sans détour, le fils biologique du défunt apôtre Mbiye Mulaya a sermonné un conglomérat de pasteurs qui se réunissent, dit-il, pour prendre du vin et discuter de la Constitution.
Ouragan / Provinces26rdc.com
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