ce mercredi 13 mai 2026, deux éléments de la Police de circulation routière (PCR) ont été arrêtés à Kinshasa pour avoir été surpris en pleine altercation avec un conducteur, à peine un jour après les nouvelles consignes données par le commandement de la Police nationale congolaise contre les tracasseries routières.

Les deux policiers, présentés à la presse ce mercredi 13 mai, sont accusés d’avoir violé les instructions du commissaire provincial de la police de Kinshasa, qui avait interdit tout comportement brutal ou abusif envers les usagers de la route lors de la parade organisée dans la nuit du 9 au 10 mai.
Il s’agit du brigadier en chef Stany Kayisaya Kifuti et de l’agent de police principal Moïse Yangala Folo. Selon les autorités policières, les deux hommes se seraient introduits dans un véhicule afin d’exiger de l’argent à un conducteur ne disposant pas de documents de bord.
« Nos deux éléments que vous voyez ont été surpris en flagrance de violation des consignes du Commissaire provincial qui avait interdit la brutalité et la violence dans l’interpellation des contrevenants. Nous sommes en train d’apprêter leur dossier afin de les déférer devant l’auditorat militaire », a déclaré Christophe Ndongo Nzita.
Selon les explications fournies par la police, les faits ont été constatés par le commissaire divisionnaire Israël Kantu lui-même, qui effectuait une patrouille vespérale lorsqu’il a aperçu la scène à distance.
Arrivé sur place, le commandant de la police ville aurait immédiatement ordonné l’arrestation des deux agents ainsi que leur transfert devant l’auditorat militaire afin que des sanctions exemplaires soient prises contre eux.
La police affirme vouloir faire de cette affaire un signal fort à l’endroit des éléments qui continuent à se livrer aux pratiques dénoncées par la population, notamment les extorsions, les intimidations et les violences lors des contrôles routiers.
Lors de sa dernière parade, le commandement de la police de Kinshasa avait pourtant rappelé aux unités de circulation routière leur obligation de respecter les droits des usagers. Plusieurs pratiques avaient été formellement interdites, notamment le fait de monter dans les véhicules des conducteurs interpellés, de saisir le volant, d’arracher les plaques d’immatriculation ou encore de proférer des injures publiques.
Il sied de noter que cette nouvelle affaire relance le débat sur la discipline au sein des unités de circulation routière dans la capitale congolaise, régulièrement accusées par les automobilistes de tracasseries et d’abus de pouvoir.
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