A la suite d’une question orale avec débat, le député André Mushongo a accordé un ultimatum de deux jours, à compter du mercredi 13 mai, au Directeur général de Trans Academia pour qu’il présente sa démission.
L’élu de Tshikapa a pris cette position après avoir jugé insatisfaisantes les réponses de Georges Ongelo face aux préoccupations de la représentation nationale.
Ces desideratas portent notamment sur les arriérés de salaires, les difficultés de fonctionnement de l’entreprise ainsi que les plaintes récurrentes des usagers.
Pour justifier cette situation, le directeur général de Trans Academia a évoqué principalement des contraintes financières et plusieurs difficultés internes auxquelles la société est confrontée. Il a tenté d’expliquer que les problèmes observés ne relèvent pas d’une mauvaise gestion, mais plutôt d’un manque de ressources pour assurer un fonctionnement optimal.
Ces explications n’ont toutefois pas convaincu l’auteur de la démarche parlementaire. Devant la plénière, le député André Mushongo a dénoncé ce qu’il qualifie de contre‑vérités dans les réponses fournies, estimant que la gravité de la situation exige davantage de responsabilité de la part de la direction de Trans Academia.
Il a même menacé de transformer sa question orale avec débat en interpellation, voire de saisir formellement le bureau de l’Assemblée nationale pour engager une procédure pouvant conduire à des sanctions politiques.
De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a rappelé la nécessité de respecter scrupuleusement les procédures parlementaires. Il a invité le député à formaliser sa démarche en déposant une interpellation auprès du bureau de la chambre basse du Parlement.
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