Ce jeudi 21 mai 2026,le président intérimaire de la CRD, Nicolas Diahoya Mboso, a défendu la nécessité d’engager une réforme de la loi fondamentale, estimant que cette démarche s’inscrit pleinement dans le cadre légal prévu par la Constitution actuelle. Le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle continue d’alimenter la scène politique congolaise.
La Convention pour la République et la Démocratie (CRD), formation politique proche de Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, s’est prononcée en faveur d’une nouvelle Constitution adaptée aux réalités congolaises.
« La révision de la Constitution est elle-même prévue par la Constitution. Le débat sur la légalité de cette démarche ne devrait donc plus faire polémique », a-t-il déclaré.
Selon ce cadre de la CRD, le président de la République, Félix Tshisekedi, aurait adopté une approche démocratique en laissant la population se prononcer librement sur la question constitutionnelle.
« Le chef de l’État a soumis cette question au peuple de manière transparente afin que celui-ci puisse se prononcer en toute liberté », a soutenu Nicolas Diahoya Mboso.
Ce dernier a également salué les efforts du chef de l’État dans la recherche de la paix et de la stabilité dans l’Est de la République démocratique du Congo, une région toujours confrontée à l’activisme des groupes armés et à une crise sécuritaire persistante.
Pour lui, Félix Tshisekedi demeure « le seul président ayant gouverné avec une Constitution héritée de son prédécesseur sans chercher immédiatement à la modifier, malgré plusieurs contraintes politiques et institutionnelles ».
Nicolas Diahoya Mboso estime par ailleurs que l’actuelle Constitution conserve encore l’empreinte des accords politiques et des anciennes rébellions ayant marqué l’histoire récente du pays, ce qui compliquerait son interprétation ainsi que son application.
« Il faut une nouvelle Constitution pour permettre au pays de se développer convenablement. La RDC a besoin d’une Constitution écrite par les Congolais eux-mêmes et adaptée à nos réalités socioculturelles et traditionnelles », a-t-il affirmé.
À l’en croire, une nouvelle loi fondamentale devrait permettre de mieux répondre aux défis institutionnels, sociaux et culturels auxquels fait face la République démocratique du Congo.
Poursuivant son intervention, le dirigeant de la CRD a qualifié Félix Tshisekedi de « bénédiction pour la RDC », saluant ce qu’il considère comme une vision patriotique et rassembleuse du président congolais.
Il sied de noter que les discussions autour d’une éventuelle réforme ou d’un changement de Constitution divisent la classe politique, les positions continuent de se radicaliser entre les partisans d’une refonte institutionnelle et ceux qui redoutent une remise en cause de l’équilibre démocratique actuel.
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