Ce dimanche 31 mai 2026, la marine française a arraisonné un nouveau pétrolier en provenance de Russie, lors d’une opération menée en haute mer dans l’Atlantique « avec le soutien de plusieurs partenaires dont le Royaume-Uni », a annoncé le président Emmanuel Macron dans un tweet, lundi 1er juin.
D’après la préfecture maritime de l’Atlantique, l’interception du pétrolier russe s’est produite « à plus de 400 milles nautiques (740 km, ndlr) à l’ouest de la pointe de la Bretagne, sur un pétrolier en provenance de Mourmansk en Russie ». « Après la montée à bord de l’équipe de visite, l’examen des documents a confirmé les doutes quant à l’irrégularité du pavillon arboré. Un signalement a été fait au procureur de Brest, compétent au titre du tribunal maritime », a-t-on ajouté de même source.
Le navire arborait un faux pavillon du Cameroun et faisait route vers Limbé, ville balnéaire à l’ouest de ce pays africain, selon un porte-parole de la préfecture maritime, joint par l’AFP. Le Tagor, qui a changé plusieurs fois de pavillon, était « quasiment vide » lors de son arraisonnement. La dernière fois qu’il a émis un signal de géolocalisation (AIS), il y a une semaine, le pétrolier naviguait au large des côtes norvégiennes et arborait un pavillon de Madagascar, selon le site Marine Traffic.
« Inacceptable »
Actuellement, le navire est « escorté par des moyens de la marine française vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications », a précisé la préfecture maritime dans un communiqué. « Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de quatre ans », a précisé Emmanuel Macron, dans un message diffusant quelques images de l’arraisonnement. « Ces navires, qui ne respectent pas les règles les plus élémentaires de navigation maritime, constituent également une menace pour l’environnement et pour la sécurité de tous », a insisté le président français, assurant que la « détermination » de la France à lutter contre la flotte fantôme russe était « constante et totale ».
Quatrième interception
L’interception du pétrolier Tagor est la quatrième de ce type effectuée par Paris après celles du Deyna et du Grinch, arrêtés en Méditerranée respectivement en mars et janvier 2026, et du Boracay, arraisonné en septembre 2025 au large de la Bretagne (ouest) alors qu’il naviguait sans pavillon. Les trois navires avaient été immobilisés puis avaient pu repartir après paiement d’amendes. La France a annoncé le 8 avril 2026 vouloir doubler les peines applicables aux infractions de « défaut de pavillon » et de « refus d’obtempérer » afin de renforcer les moyens de lutte contre les navires de la flotte fantôme russe, selon des sources concordantes.
rfi / Provinces26rdc.com
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