RDC : Le Sénat examine des réformes stratégiques pour accélérer la transformation agricole et renforcer la sécurité alimentaire

Une nouvelle étape législative pour accompagner la vision présidentielle de la « revanche du sol sur le sous-sol »

Le secteur agricole congolais pourrait franchir une nouvelle étape dans son processus de modernisation. Réunis en séance plénière ce lundi 1er juin 2026 au Palais du Peuple, les sénateurs de la République sont appelés à examiner plusieurs textes stratégiques, parmi lesquels figure la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°21/015 du 24 décembre 2021 portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture.

Cette initiative législative intervient dans un contexte marqué par l’accélération des réformes engagées par le Gouvernement pour faire de l’agriculture l’un des principaux moteurs de la croissance économique, de la création d’emplois et de la souveraineté alimentaire de la République Démocratique du Congo.

Adapter le cadre légal aux nouveaux défis agricoles

Face aux défis liés à l’insécurité alimentaire, aux changements climatiques, à la faible transformation locale des produits agricoles et à la nécessité d’attirer davantage d’investissements dans le secteur, les pouvoirs publics entendent renforcer le cadre juridique régissant l’agriculture nationale.

L’examen de cette proposition de loi vise notamment à améliorer la gouvernance du secteur, renforcer l’attractivité des investissements agricoles, sécuriser davantage les producteurs et accompagner les nouvelles dynamiques de développement rural.

Pour plusieurs observateurs, l’actualisation de ce cadre législatif constitue une condition essentielle pour soutenir les ambitions agricoles du pays et garantir la pérennité des réformes engagées.

Le PTA-RDC comme levier de transformation

Cette évolution législative intervient alors que la RDC déploie actuellement le Programme de Transformation de l’Agriculture en RDC (PTA-RDC), l’un des plus importants programmes agricoles du pays.

Financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) et coordonné par le Fonds Social de la République Démocratique du Congo (FSRDC), le PTA-RDC vise à moderniser les systèmes de production, développer les chaînes de valeur agricoles, renforcer les compétences des acteurs du secteur et améliorer durablement la sécurité alimentaire.

À travers ses deux composantes majeures (le PADCV-PTA et le PAGDC-PTA ) le programme accompagne déjà plusieurs provinces du pays dans la mise en œuvre d’initiatives structurantes destinées à accroître la production agricole et à créer des opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.

Une vision portée au plus haut niveau de l’État

L’examen de cette réforme législative s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait de l’agriculture un pilier central de sa stratégie de développement.

À travers le concept de la « revanche du sol sur le sous-sol », le Chef de l’État ambitionne de valoriser le potentiel agricole exceptionnel de la RDC afin de réduire les importations alimentaires, créer des emplois massifs et renforcer l’autonomie économique du pays.

Cette orientation est aujourd’hui soutenue par plusieurs réformes institutionnelles, programmes d’investissement et initiatives législatives visant à bâtir un secteur agricole moderne, compétitif et durable.

Une opportunité historique pour le monde rural

Pour les acteurs du secteur agricole, l’examen de cette proposition de loi représente une opportunité majeure de consolider les acquis des réformes en cours et d’adapter le cadre juridique aux réalités actuelles.

L’enjeu dépasse le seul domaine agricole : il concerne également la lutte contre la pauvreté, le développement des territoires ruraux, la création d’emplois pour les jeunes et la résilience des communautés face aux crises économiques et climatiques.

Alors que le Sénat entame ses travaux, les attentes sont importantes. Une chose est certaine : l’avenir de l’agriculture congolaise se joue aussi dans l’hémicycle.

Et pour de nombreux observateurs, renforcer le cadre légal de l’agriculture aujourd’hui, c’est préparer la souveraineté alimentaire de demain.


impactfsrdc /Provinces26rdc.com

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