Nouvelle escalade dans la crise diplomatique entre le Burkina Faso et l’Union européenne : deux responsables de la délégation de l’UE à Ouagadougou ont été déclarés persona non grata, selon l’Agence d’information du Burkina (AIB). D’après les informations de RFI, la décision leur a été notifiée le 14 juillet. Les autorités burkinabè leur ont donné 72 heures pour quitter le pays. Pour l’heure, aucune explication officielle. Mais cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec Bruxelles et la France.
Soixante-douze heures pour quitter le Burkina Faso : c’est le délai donné à ces deux responsables de l’Union européenne pour partir. Sont concernés : le chef adjoint de la délégation de l’Union européenne (UE), ainsi qu’une chargée de programme. Leurs noms n’ont pas été communiqués.
Tensions croissantes
« Nous regrettons la décision prise par les autorités du Burkina Faso, pour laquelle nous ne voyons aucun fondement », a réagi ce mercredi soir une porte-parole de l’Union européenne, qui dit « actuellement évaluer la situation avec attention avant de décider de la réponse appropriée. »
Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec Bruxelles et Paris, depuis que le Parlement européen a adopté en juin une résolution jugée « hostile » par Ouagadougou. Le texte, porté par un eurodéputé français, dénonçait la « répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso », et appelait à des enquêtes indépendantes sur les allégations de « violations des droits humains ».
Quelques jours plus tard, le 22 juin, le ministre burkinabè des Affaires étrangères avait convoqué le chef de la délégation de l’UE pour protester. Et, dans la foulée, Ouagadougou avait aussi annoncé rompre ses relations diplomatiques avec la France. Quant à l’envoyé spécial de l’UE pour le Sahel, alors en visite dans le pays, il avait vu ses rendez-vous avec les autorités annulés.
rfi / Provinces26rdc.com
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