Ce lundi 20 juillet 2026, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) maintient ses réserves sur le dialogue national annoncé par les autorités congolaises. Son secrétaire permanent adjoint, Ferdinand Kambere, a indiqué que sa formation politique ne participera au processus qu’à certaines conditions et exclut toute implication dans une initiative visant à modifier la Constitution.
Selon le PPRD, le dialogue ne peut être organisé sans garanties claires de nature à rassurer les principaux acteurs politiques et sociaux du pays.
« La solution du dialogue, nous l’avons posée au CND, mais ce n’est pas un dialogue sans conditions. Les conditions sont importantes pour savoir comment organiser ce dialogue », a déclaré Ferdinand Kambere.
Le responsable du PPRD estime que les dix points de méthode proposés par son parti doivent être intégrés dans l’ordonnance présidentielle convoquant le dialogue. À ses yeux, ces préalables sont indispensables pour garantir la crédibilité et l’inclusivité du processus.
Concernant le dialogue annoncé pour le 15 août, le PPRD affiche une position sans équivoque. Le parti affirme qu’il ne prendra pas part à des assises qui s’inscriraient dans la logique de l’Union sacrée ou qui auraient pour objectif de soutenir un projet de révision de la Constitution par voie référendaire.
« Si c’est un dialogue où ils veulent formaliser leur projet de changement de Constitution avec un référendum, nous ne sommes pas concernés. Nous sommes fermement opposés à un tel dialogue », a insisté Ferdinand Kambere.
Il sied de noter que le PPRD met également en garde contre tout processus qui, selon lui, pourrait favoriser la balkanisation de la République démocratique du Congo ou servir à légitimer un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
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