Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont officiellement accepté d’intégrer un processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement, conformément aux engagements prévus dans l’accord de paix signé à Washington entre la République démocratique du Congo(RDC) et le Rwanda, a affirmé mardi le ministre de l’Intégration régionale, dans un briefing de presse tenu à Kinshasa.
« Le leadership politique et militaire des FDLR a signé un protocole consacrant son engagement à participer, avec l’ensemble de ses combattants, au processus de démobilisation. Aujourd’hui, nous avons l’engagement du leadership politique et militaire, eux-mêmes y compris, qu’ils prendront part avec leurs combattants à ce processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement », a déclaré Floribert Anzuluni, ministre de l’Intégration dans un briefing de presse tenue à Kinshasa.
Pour le ministre Anzuluni, le Gouvernement congolais mettra tout en œuvre pour que l’ensemble des éléments encore présents rejoignent ce mécanisme.
Cette avancée constitue une étape majeure dans la mise en œuvre du concept opérationnel (Conops) découlant de l’accord de Washington.
Il a indiqué qu’un comité composé de partenaires régionaux et internationaux sera mis en place , afin de suivre le processus de démobilisation et d’éviter toute reconstitution des groupes armés, notamment grâce à des mécanismes de contrôle biométrique.
Évoquant les motivations de cette démarche, il a rappelé que la RDC s’était engagée à neutraliser les FDLR soit par la sensibilisation, soit, en dernier recours, par une intervention militaire, avant de rappeler la position de Kinshasa selon laquelle la menace représentée par les FDLR a été instrumentalisée par le Rwanda.
« Nous avons toujours soutenu et nous continuons à soutenir que cette question des FDLR est très clairement une manipulation du Rwanda qui a utilisé cette question pour cacher l’objectif aujourd’hui connu de son agression », a déclaré le ministre Anzuluni, estimant que cette justification a servi à masquer des visées liées au contrôle des ressources naturelles de la RDC.
Le protocole signé prévoit également que les combattants des FDLR soupçonnés de crimes graves ou de crimes contre l’humanité répondent de leurs actes devant des juridictions compétentes, conformément au droit international humanitaire.
ACP / Provinces26rdc.com
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