RDC-Entre refus du 3ᵉ mandat et crise à l’Est : Les enjeux de la mobilisation décrétée par Jean-Marc Kabund

Le climat politique s’alourdit en République démocratique du Congo à l’approche de la rentrée parlementaire. Jean-Marc Kabund-a-Kabund, figure de proue de l’opposition, vient de lancer un vibrant appel à la mobilisation générale pour une grande marche prévue ce mardi 15 septembre.

L’objectif est de barrer la route à toute tentative de révision ou de changement de la Constitution visant à accorder un troisième mandat au président Félix Tshisekedi.

À Kinshasa, la manifestation cible directement les parlementaires. Le point de chute de la marche est d’ores et déjà fixé au siège du pouvoir législatif.

« Pour défendre la constitution, l’état de droit et nos libertés. Nous irons au palais du peuple à la rencontre des députés pour leur dire non, non, non, à l’entreprise qu’ils sont en train de faire… », a martelé Jean-Marc Kabund.

Ce mot d’ordre ne se limite pas à la capitale. Les structures provinciales de la coalition d’opposition « C64 » qui impose à tout Congolais le devoir de faire échec à quiconque prend le pouvoir en violation de la loi fondamentale appellent également la population de l’intérieur du pays à se rassembler en masse devant les différentes Assemblées provinciales.

Les organisateurs de la marche insistent sur le caractère crucial de ce rassemblement pour la survie démocratique du pays. Le message diffusé par les canaux de l’opposition exhorte à une présence massive et déterminée :

« Mobilisons-nous ce 15 septembre pour dire NON au changement de Constitution et au 3ᵉ mandat ! Venons nombreux et déterminés pour défendre notre Constitution, notre démocratie et l’alternance ».

Au-delà de la crise institutionnelle, les opposants lient intimement le combat politique à la situation sécuritaire dramatique qui secoue le pays depuis plusieurs années. La manifestation se veut également une tribune pour dénoncer l’inertie ou la complicité présumée de certains acteurs face aux violences armées.

« Ensemble, exigeons également la fin de cette guerre qui, depuis trop longtemps, fait payer un lourd tribut aux populations de l’Est de notre pays, tandis que certains intérêts politiques et financiers semblent en tirer profit », dénonce le communiqué de mobilisation.

Alors que la tension monte entre les partisans du pouvoir en place qui évoquent régulièrement la nécessité d’adapter les textes fondamentaux aux réalités du pays et le bloc d’opposition qui y voit un « coup d’État constitutionnel », la journée du 15 septembre s’annonce d’ores et déjà comme un test de force majeur pour la démocratie congolaise.

« Le Congo nous appartient à tous. Défendons-le et refusons qu’il soit sacrifié pour les intérêts de quelques-uns », concluent les leaders de la C64, bien décidés à faire de cette rentrée parlementaire un tournant politique.


Tazama RDC / Provinces26rdc.com

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