Ce lundi 14 septembre 2026, à la veille de la marche annoncée par la coalition Article 64 (C64) pour ce mardi 15 septembre, l’ambassadeur et PCA Jean Thierry Monsenepwo monte au créneau. Dans une déclaration, il appelle les organisateurs à renoncer à ce qu’il qualifie de « chant des sirènes du désespoir » et à privilégier la voie du dialogue.
Réagissant à la publication de l’ordonnance présidentielle fixant le cadre et la forme du comité chargé de préparer le dialogue national, Jean Thierry Monsenepwo considère cette décision comme « un pas majeur », que l’opinion nationale et internationale devrait, selon lui, saluer.
Il dénonce toutefois le rejet de cette ordonnance par le C64 et le mouvement « Sauvons le Congo ». Pour lui, ces structures se contredisent en prétendant parler au nom du peuple tout en contestant la démarche présidentielle visant à consulter ce même peuple.
Sur la marche annoncée pour le 15 septembre, le PCA estime que ses organisateurs disposent du droit de manifester, mais les invite à exercer cette liberté « dans le respect de la liberté des autres et du bien public ».
Sur le fond, Jean Thierry Monsenepwo rejette plusieurs arguments avancés par les opposants au processus du dialogue national. Il qualifie notamment de « mensonge du troisième mandat » les accusations selon lesquelles le dialogue viserait à permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.
« Personne, nulle part, n’a parlé d’un troisième mandat », affirme-t-il, estimant que prêter une telle intention au dialogue revient à « mentir délibérément aux Congolais pour faire peur ».
Il conteste également l’argument selon lequel Félix Tshisekedi ferait partie du problème sécuritaire auquel est confrontée la RDC. Il rappelle que, selon lui, la crise sécuritaire remonte à 1996, à une époque où Félix Tshisekedi n’était pas encore président de la République.
Sur le terrain social, Jean Thierry Monsenepwo défend par ailleurs le bilan du pouvoir en citant notamment la gratuité de l’enseignement, les infrastructures réalisées dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), la gratuité de la maternité ainsi que le financement de projets portés par des jeunes.
Il cite notamment le territoire de Bagata, où, affirme-t-il, le bâtiment administratif a été construit grâce au PDL-145T. Il évoque également « 6 millions d’enfants scolarisés gratuitement », la construction de routes et de ponts, la gratuité de la maternité et le financement de projets de jeunes.
Jean Thierry Monsenepwo affirme également que la Banque mondiale atteste d’une progression de quatre places de la RDC au classement de l’Indice de développement humain (IDH).
Dans sa déclaration, il s’en prend enfin au mouvement « Sauvons le Congo » et à son leader, dont il conteste la légitimité à critiquer l’action du pouvoir en raison, selon lui, de sanctions internationales et d’une condamnation par la justice congolaise pour son implication présumée dans l’agression dont la RDC est victime.
Il sied de signaler que face à la mobilisation annoncée pour le 15 septembre, le PCA appelle ainsi les Congolais à privilégier l’apaisement et à faire confiance au chef de l’État. « Le meilleur endroit pour se faire entendre, ce n’est pas dans la rue, c’est autour de la table du dialogue », soutient Jean Thierry Monsenepwo.
Provinces26rdc.com
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