Le parti dirigé par le député honoraire Ados Ndombasi Banikina rejette aussi bien la conquête du pouvoir par les armes que toute tentative de s’y maintenir en violation de la Constitution. Il appelle à la retenue, au dialogue et à une alternance démocratique et pacifique.
Le parti politique Alternative 2028 hausse le ton face à la création du Front pour la refondation de la Nation (FRN), mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président Joseph Kabila et présenté comme le successeur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23). Dans un communiqué publié le 13 octobre 2026 à Kinshasa, cette formation politique exprime sa « profonde préoccupation » et condamne fermement le recours aux armes comme moyen d’accéder au pouvoir ou de régler les différends politiques en République démocratique du Congo.
Signé par Ados Ndombasi Banikina au nom du directoire du parti, ce document prend position contre toute remise en cause de l’ordre constitutionnel par la violence. Alternative 2028 estime que les ambitions politiques ne sauraient justifier le recours à la force, dans un contexte national déjà marqué par une insécurité persistante, particulièrement dans l’Est du pays.
Mais au-delà de la condamnation du FRN, le parti élargit son message à l’ensemble de la classe politique congolaise. Il rejette aussi bien toute tentative de renversement des institutions par les armes que toute volonté de se maintenir au pouvoir en violation de la Constitution.
Un avertissement adressé à tous les camps
À travers cette double mise en garde, Alternative 2028 entend rappeler que la légitimité politique ne peut être dissociée du respect des règles constitutionnelles. Pour cette formation, ni la conquête violente du pouvoir ni sa conservation en dehors du cadre légal ne peuvent constituer des solutions durables à la crise politique congolaise.
Cette prise de position intervient alors que la création du FRN, associé à l’ancien président Joseph Kabila, suscite des préoccupations quant à ses implications politiques et sécuritaires. Le parti met notamment en garde contre le risque d’une aggravation de l’instabilité, dans un pays où les populations de l’Est continuent de subir les conséquences des violences armées.
En refusant de limiter sa critique au seul camp de Joseph Kabila, Alternative 2028 place ainsi le débat sur le terrain du respect de la Constitution et des principes démocratiques. Une manière de souligner que les exigences de légalité doivent s’appliquer à tous les acteurs politiques, sans distinction.
Le dialogue comme alternative à la confrontation
Face à ces tensions, Alternative 2028 appelle toutes les parties à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue plutôt que la confrontation. Le parti plaide pour une alternance démocratique et pacifique, fondée sur le respect des institutions et des dispositions constitutionnelles. Reste à savoir si cet appel sera entendu par les différents protagonistes de la crise congolaise.
Alors que les tensions politiques et sécuritaires demeurent préoccupantes, la capacité des acteurs à privilégier les mécanismes pacifiques de règlement des différends constitue un enjeu majeur pour la stabilité du pays.
Pour Alternative 2028, le message est sans ambiguïté : aucune ambition politique ne peut légitimer la violence armée, pas plus qu’elle ne peut justifier le maintien au pouvoir en dehors de la Constitution. Le respect de l’ordre constitutionnel demeure, selon cette formation, une condition essentielle à la paix et à la consolidation de la démocratie en RDC.
Opinion Info / Provinces26rdc.com
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