Le ministre de la santé, le Dr Eteni Longondo, est revenu sur les premiers éléments d’informations fournies au sujet de l’identité du premier cas confirmé de coronavirus en République Démocratique du Congo. Il ne s’agit pas d’un sujet belge mais plutôt d’un Congolais de 52 ans qui revenait de Paris, sans toutefois divulguer son identité.
Au cours d’une conférence de presse, le ministre a affirmé que son état est stable. Il a, par ailleurs, rassuré que « toutes les dispositions ont été prises pour que les personnes en contact avec lui soient testées et éventuellement mises en quarantaine pour limiter la contamination ».
Déclaré au mois de décembre dernier dans la ville de Wuhan en Chine, l’épidémie a déjà fait plus de 4.000 morts avec 17 nouveaux morts rapportés par la Chine, selon un comptage de l’AFP.
Ebola s’en va, Coronavirus arrive
Est-ce un signe indien qui poursuit la RD Congo ? Alors que toute la RD Congo attend avec anxiété l’annonce officielle de la FIN d’Ebola, le ciel lui est brutalement tombé sur la tête.
Hier mardi, l’annonce par le ministre de la Santé d’un premier cas du Coronavirus a vite créé la panique sur les réseaux sociaux. Et douché les espoirs de sortie de la crise d’Ebola, qui a assiégé les provinces du Nord- et du Sud-Kivu, y compris celle de l’Ituri depuis 2018, causant un bilan humain de plus de 2000 morts.
Donc, le terrible Coronavirus est arrivé à Kinshasa, faisant de la RD Congo le 101ème pays agressé. Selon les premières informations, il aurait été transporté par un Congolais fraîchement débarqué d’un vol en provenance d’Europe.
Faut-il paniquer une population inoffensive, désarmée, paupérisée et, donc, à la merci de tout virus opportun ? Ça ne devrait pas être le cas, à en croire le gouvernement qui affirme avoir anticipé sur les mesures préventives à prendre pour endiguer la catastrophe. Et ce, d’autant plus qu’il suivait la progression du Coronavirus vers les terres africaines, après l’Asie, le Moyen-Orient, l’Europe et les États-Unis.
Le temps n’est plus aux discours. Le corps médical doit se préparer au combat. L’État est appelé, toutes affaires cessantes, à mettre les moyens nécessaires à la disposition des utilisateurs, quitte à mécontenter les bureaucrates du FMI. Ce dérapage circonstanciel sera assimilé au cas de force majeure.
De leur côté, les partenaires financiers et scientifiques qui sont en passe de «neutraliser» Ebola, sont invités à faire davantage car le Coronavirus se propage et tue plus qu’Ebola.
Quant aux frontières avec les neuf pays voisins, la RD Congo devra renforcer la surveillance aux postes d’entrée. En tout état de cause, l’épreuve de force est engagée.
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