RDC-Congrès : une polémique hors saison

Au pays où la polémique est reine, en voici une de plus. Pour le coup, une de trop. En l’occurrence, la controverse autour de l’organisation du Congrès aurait prêté à rire si le fond de la question n’était pas terriblement tragique. Car, il s’agit d’encadrer constitutionnellement l’état d’urgence sanitaire et…la suite.

Le propos n’est pas d’en rajouter à la polémique ambiante. La démarche n’est pas non plus de s’improviser juriste, encore moins constitutionnaliste pour trancher. Même si dans ce pays- par le miracle de la science infuse – tout le monde s’autoproclame expert en tout !

Le hic est de s’indigner lorsque l’on voit la tenue du Congrès faire l’objet de la polémique au sein même du bureau de cette instance qui regroupe les deux chambres du Parlement. Ce, alors que la rencontre de cette instance qui regroupe les deux chambres du Parlement est dictée par des circonstances gravissimes.

C’est le moment que choisissent certains  » honorables  » membres du perchoir pour s’adonner à de la politique politicienne sur fond d’un juridisme hors saison. En proie déjà effectivement au covid-19 pour les uns et potentiellement pour tous les autres, les Congolais attendent de leurs responsables des réponses à cette menace existentielle.

Au lieu de prendre de la hauteur et se mettre au diapason de la gravité de l’instant, il y a qui oublient l’essentiel pour polémiquer sur le juridisme ou sur un « supposé coup fourré » contre le Président de la république ! Rien sur l’évolution du coronavirus qui commande que tout l’establishment fasse front contre cet ennemi mortel à vaste échelle.

On attend voir la classe politique, toutes loges confondues, faire chorus, la voici dans des discussions désincarnées sur la procédure légale ou sur la sempiternelle théorie du complot. En termes marxistes, on parlerait des contradictions secondaires qui auraient de la cote auprès des acteurs politiques rd congolais.

Pour rester dans le sillage de Karl Marx, on peut le paraphraser opportunément avec  » misère de la politique et politique de la misère « . Bien plus qu’un simple jeu de mots.

Devrait-on alors donner raison à tous ces facilitateurs, médiateurs … africains qui ont décerné le brevet de « médiocrité » à la classe politique zaïro-congolaise ? Sans succomber au fameux « tous pourris », on peut considérer que poser cette question, c’est y répondre.

Forum des As /provinces26rdc.net

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