L’essentiel d’une déclaration faite ce mercredi 24 juin dans la soirée, à l’issue d’une réunion urgente présidée par son secrétaire permanent Emmanuel Ramazani Shadary,à laquelle les hauts cadres de ce parti ont pris part. Le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) se dit prêt à aller en cohabitation si son partenaire « Cap pour le changement » (Cach) ne juge plus utile de continuer la coalition.
» Concernant la coalition au pouvoir, le PPRD réaffirme son engagement à œuvrer pour la paix, l’unité, la concorde nationale et le développement de la RDC. Mais,si le partenaire en coalition ne veut plus de ce celle-ci, en ce qui nous concerne, nous allons tirer les conséquences constitutionnelles qui imposent, c’est-à-dire aller tout droit, et sans hésitation à la cohabitation », a déclaré Emmanuel Ramazani Shadary.
Le PPRD a réaffirmé son soutien aux propositions de loi controversées relatives à la réforme de la justice, initiées par les députés Aubin Minaku et Garry Sakata. Il condamne les actes de violence perpétrés contre certaines propriétés privées de ses cadres ce mercredi et appelle la justice à initier des enquêtes pour retrouver les auteurs de ces actes de vandalisme.
Les militants de l’UDPS ont pris d’assaut le palais du peuple pour protester contre les projets de loi de Minaku et Garry Sakata. Certains ont,dans la foulée, vandalisé certaines propriétés privées des cadres du FCC. La déclaration du parti de Joseph Kabila intervient après une journée tendue à Kinshasa et à Lubumbashi.
Les réactions suscitées après les manifestations de colère de la population, la situation de Coronavirus et l’arrestation de Jeannot Muhima sont les sujets que la presse commente jeudi 25 juin 2020.
Dans une déclaration faite mercredi 24 juin 2020 à Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a indiqué être prêt pour une cohabitation avec Cap pour le Changement (CACH).
Selon le portail, le parti dirigé par Emmanuel Ramazani Shadary appelle ainsi son partenaire de la coalition à le dire clairement « au cas où la coalition ne leur arrangerait pas. «
Le PPRD condamne les attaques perpétrées dans les domiciles de ses membres par les militants d’un parti politique et la violence observée à Lubumbashi comme à Kinshasa.
« Le PPRD exige des autorités judiciaires d’engager des poursuites à l’encontre des auteurs intellectuels de ces actes ignobles de vandalisme », a déclaré Emmanuel Ramazani Shadary, cité par le média en ligne.
« Trop, c’est trop », s’énerve pour sa part le Front commun pour le Congo (FCC), qui promet de réserver des « réponses proportionnelles aux plans judiciaire, politique et parlementaire », qui cite Néhémie Mwilanya, le coordonnateur de la plateforme chère à Joseph Kabila.
Avec des mots à peine voilés, le FCC accuse l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti au pouvoir au sommet de l’Etat en RD Congo. Mais l’UDPS, par la bouche de son Secrétaire général Augustin Kabuya, intervenant hier à la Radiotélévision nationale congolaise, a nié toute implication de ses militants dans la chienlit d’hier. En effet, une foule de manifestants est descendue dans la rue à Kinshasa, pour s’opposer à trois propositions de loi, initiées par les députés Aubin Minaku et Gary Sakata, portant réforme de la Justice en RD Congo.
A ce sujet, le Président de la République, Félix Tshisekedi dit qu’il comprend « cette colère du peuple, laquelle traduit l’attachement de ce dernier à un véritable Etat de droit .
Toutefois, il en appelle ainsi au calme et au respect de la loi par tous. Il demande aussi aux forces de l’ordre de prendre toutes les dispositions pour prévenir et contenir en cette période d’état d’urgence ce genre de manifestations.
Sans contredire cet appel du Chef de l’Etat, Le Phare tient néanmoins à souligner qu’en paralysant le Palais du peuple et ses environs, avec des ramifications vers les résidences et biens des « pyromanes » de la famille politique de l’ancien Chef de l’Etat, la « rue » a fait comprendre à Mabunda, Minaku, Sakata et consorts qu’elle n’a nullement l’intention de laisser le pays sombrer dans un nouvel Etat de non-droit, où des magistrats à la solde des pilleurs des biens et fonds publics, des corrupteurs, des spoliateurs du patrimoine immobilier et foncier de l’Etat, des blanchisseurs d’argent sale…auraient pour mission spécifique de leur garantir l’impunité.
Mais suppute que ces manifestations ne visaient que la tête de Minaku. Le quotidien pense que les actes disproportionnés, tels qu’ils ont été posés par certains combattants radicalisés, risquent de mettre en péril les acquis de la démocratie.
La RDC a besoin des investissements directs étrangers pour son développement. Elle a également besoin des capitaux frais qui ne peuvent venir que si la paix règne, la sécurité juridique et judiciaire est assurée, le climat des affaires est assaini, estime le tabloïd.
Par ailleurs, dans le volet sanitaire, la province du Lualaba vient d’enregistrer ses premiers cas de Coronavirus. Le communiqué signé par le gouverneur de province note que ces deux cas sont enregistrés dans la commune de Fungurume à une centaine des kilomètres de la ville de Kolwezi dans le territoire de Lubudi.
Provinces26rdc.net
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