La Convention Chrétienne pour la Démocratie (CCD) dit suivre « avec inquiétude » la détérioration de la situation politique et sécuritaire en République Démocratique du Congo (RDC) qui selon elle, « risque de plonger la République dans un cahos indescriptible ».
En effet, les propositions de lois sur les réformes judiciaires initiées par les Députés nationaux de la famille politique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila ont empiré davantage l’atmosphère politique au pays.
Pour le parti de l’ancien Ministre des Relations avec le Parlement, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, la coalition au pouvoir devra privilégier le consensus national au sujet des réformes institutionnelles en lieu et place des combines politiques partisanes.
« La CCD fustige les démarches de la coalition FCC-CACH visant à détricoter la Constitution par des postures égoïstes et des tiraillements dont la seule finalité est la préservation de leurs intérêts partisans dans leur lutte interne autour du contrôle du pouvoir. Aussi, la CCD invite la coalition FCC-CACH à cesser de prendre le peuple congolais en otage et à s’engager plutôt dans un schéma consensuel des réformes de nos institutions dans l’intérêt supérieur de la nation La CCD invite la Présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda Lioko et son Bureau à faire preuve de sagesse dans la gestion conciliatrice du processus d’examen de ces propositions de lois controversées, afin de préserver les acquis de la Constitution, la paix et la concorde nationale », a-t-il dit.
Par ailleurs, il rappelle que « le principe de l’indépendance judiciaire est verrouillé et constitue une disposition intangible de notre Constitution en son article 220 ».
Lisanga Bonganga demande au FCC-CACH de tirer les conséquences de l’échec de la coalition et de revenir à la cohabitation conformément à la constitution, au cas où, ils n’arrivent pas à assumer leurs responsabilités vis-à-vis de la nation.
provinces26rdc.net
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