Les 30 USD du test Covid-19 à l’INRB relèvent de 55% les coûts administratifs supportés par le voyageur

Profitant de la reprise de vol prévu au 15 août 2020, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) a fixé à 30 USD le dépistage du coronavirus pour les voyageurs. Cette nouvelle exigence augmente de 54,6% le coût des charges administratives liées au voyage à l’international.

“La Direction générale de l’INRB informe le public, particulièrement les voyageurs que le dépistage auprès des voyageurs s’effectue tous les jours de 09h à 15h au prix de trente dollars. Tout voyageur est prié de se présenter avec ses titres de voyage (passeport portant un visa en cours de validité pour le voyage international ou une carte d’identité pour le voyage national).

En effet, les voyages à l’international sont, pour la plupart, actuellement conditionnés par des mesures sanitaires dont le test au coronavirus. Et la Rd Congo ne peut y déroger.

Au Go-Pass qui coûte 50 USD à l’international et à la taxe d’embarquement de 5 USD, il faudra compter désormais le test Covid-19 pour 30 USD à l’INRB (soit, une hausse de 54,6%) et 60 USD à une formation médicale privée (une hausse de près de 110%).

Au national, tout voyageur devra désormais se faire dépister à la Covid-19 moyennant 30 USD (si le test est fait à l’INRB et 60 USD s’il est fait à une formation médicale privée), en plus de 10 USD de Go-Pass et 5 USD pour la taxe d’embarquement (Kimbuta). Soit, un total allant de 45 USD à 75 USD.

D’après certains membres de la Fédération des entreprises congolaises (FEC) contactés par Zoom Eco, leur corporation n’a pas été officiellement notifiée de cette nouvelle exigence qui alourdie les charges administratives du voyageur tant pour le vol domestique qu’international. Ils l’ont tous appris à travers les réseaux sociaux.

Aussi, apprend-on, la FEC pourrait se prononcer, dans les jours qui viennent, sur ce qui semble se substituer en une nouvelle taxe pour les voyageurs. Alors que les opérateurs économiques subissent encore les effets néfastes de la Covid-19 sur leur business.

Pour certains observateurs, il aurait fallu une concentration en amont pour expliquer la quintessence de cette décision sanitaire dans un contexte financier difficile où la reprise des activités aériennes coûteront déjà plus chères. Ce qui laisse croire que l’INRB entend renflouer ses caisses derrière ce dépistage conditionné au coronavirus.

De son côté, le Secrétariat technique de la riposte contre la Covid-19 précise qu’il s’agit d’une initiative privée de l’INRB, en tant que laboratoire, d’offrir ce service de dépistage conditionné aux voyageurs en prévision de la réouverture des frontières. Aussi, les analyses de la maladie à coronavirus restent gratuites pour les cas suspects, de cas de contacts et tous les autres dépistages relevant de son ressort.

De ce fait, l’INRB ne joue que le rôle de laboratoire. Il revendique donc le droit de fonctionner étant qu’une entité autonome et indépendant du Secrétariat technique de riposte offrant ses services biomédicaux aux personnes désireuses. C’est dans ce cadre qu’il a fabriqué et vendu la solution hydro-aclcoolique spécialisée contre la Covid-19.

Des congolais se posent de questions telles que : où est-ce que l’INRB s’est approvisionné en tests ? Ces tests ne sont-ils pas ceux commandés par le Gouvernement ? Avec cette nouvelle charge, l’INRB ne va-t-il pas négliger les analyses du Gouvernement pour prioriser les siens pour lesquels il a perçu l’argent ?

Face à ce questionnement nécessitant des réponses claires, la crainte pour d’aucuns repose sur le fait que l’INRB ne puisse utiliser les lots de tests mis à sa disposition par le Gouvernement pour les commercialiser derrière le dépistage conditionné de Covid-19 aux voyageurs. Et surtout qu’il ne fragilise pas l’action de riposte contre la Covid-19 en Rd Congo.


Zoom Eco /provinces26rdc.net

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