Présidence de la CEEAC : Ali Bongo Ondimba a passé le flambeau à Denis Sassou N’Guessohttps://lesechos-congobrazza.com

Après avoir assuré la présidence tournante de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) cinq ans durant, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba a officiellement passé le flambeau, ce vendredi 27 novembre 2020 à Libreville, à son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso qui assurera désormais la présidence tournante de la CEEAC.

A l’occasion du sommet des chefs d’État ce vendredi 27 novembre 2020 à Libreville, Ali Bongo Ondimba n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude à l’endroit de « toutes les personnes qui ont œuvré à l’aboutissement du processus de réforme institutionnelle de (cette) organisation communautaire ».

Cinq années durant, en dépit de ses ennuis de santé qui se sont passés désormais, le chef de l’État a tenu à assumer sa charge à la tête de la CEEAC. Pour le bien des populations des 11 États membres de cette organisation, il a œuvré à nouer des partenariats dans le but d’améliorer les conditions de vie des millions de personnes au sein de la communauté, non sans veiller à réformer l’organisation. Beaucoup estiment qu’il a pleinement rempli sa mission.

«C’est avec un sentiment de travail accompli que ma mission à la tête de la CEEAC s’achève. Je reste confiant en l’avenir de notre Organisation communautaire, et en sa capacité à relever,avec l’appui de nos Peuples, les défis multiformes auxquels nos États sont confrontés », a-t-il posté sur sa page Facebook quelques heures après le terme de cérémonie officielle.

« Au moment où je passe le flambeau à mon frère, le président Denis Sassou N’Guesso, 10 des 11 États de notre communauté ont déjà ratifié le Traité révisé. La ratification par le onzième État membre est en voie d’achèvement. Les membres de la commission issue de cette vision forte, commune et moderne de la CEEAC sont déjà à l’ouvrage pour répondre aux aspirations légitimes de nos peuples », a-t-il ajouté.https://lesechos-congobrazza.com

CEEAC : la séance photo d’Ali Bongo Ondimba et Denis Sassou N’Guesso à Libreville suscite un débat sur les réseaux sociaux

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Une séance photo impliquant le Président gabonais, Ali Bongo Ondimba et son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso, en marge du 18ème sommet des chefs d’Etat des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) à Libreville, a déclenché un débat sur les réseaux sociaux.

« Le choix de l’illustration (photo), est peu catholique. On a plutôt l’impression que les deux protagonistes ne sont pas en bon terme. En tout cas, l’échange n’y est pas. L’un tend la main et l’autre se retient », a écrit un internaute, Donald Espoir, sur son compte Twitter.

De son côté, le gouvernement congolais a réagi à travers son porte-parole, Thierry Moungalla assurant qu’on interprète mal le moment capté par le photographe.

« Je crois que vous interprétez mal le moment capté par le photographe. Le Président Bongo tend la main gauche pour inviter le Président Denis Sassou N’Guesso à prendre place. D’autre part, et sauf erreur, on ne dit pas « bonjour » avec la main gauche, mais avec la main droite, cher ami », a répondu le ministre congolais de la Communication et des Médias sur son compte Twitter.

On rappelle que les réseaux sociaux et la politique entretiennent un lien étroit qui ne cesse ne se renforcer sous l’effet de leurs antagonismes.

Volatils, viraux, rapides et transfrontaliers les réseaux sociaux opposent à l’inertie, à la verticalité et à la hiérarchisation de la politique, une conception horizontale de l’espace public radicalement opposée.

Contrairement aux postulats classiques dressés sur la formation de l’opinion publique les réseaux sociaux, à travers l’horizontalité qui les caractérise, renversent indirectement le présupposé de la « compétence politique » dès lors que chacun des internautes se considère comme compétent pour juger ou émettre une opinion.


Les Echos / Les Echos du Congo-Brazzaville /provinces26rdc.net

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