Les députés de l’Union sacrée ont hâte d’en découdre avec le chef du gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Ils ont déjà soigneusement préparé leur motion de censure pour faire tomber l’exécutif central.
Si leurs collègues du FC sont opposés au contrôle parlementaire repris dans l’ordre du jour de la session extraordinaire, eux soutiennent ouvertement la démarche du bureau d’âge. Ils ne s’en cachent pas non plus.
En première ligne, le député Udps André Mbata Mangu qui a déjà prévenu les contestataires que la gestion du bureau Mabunda et le départ du Premier ministre sont parmi les priorités de cette session.
« Pendant cette session, on va devoir contrôler la gestion du bureau précédent (géré par J. Mabunda ) et sans doute si le Premier ministre Ilunga Ilunkamba ne démissionnait pas ce soir, nous allons initier une motion de censure pour le faire partir », a annoncé le cadre du parti présidentiel.
De son côté, l’élu Lamuka, Gratien Irarcan a rappelé aussi à haute voix que le départ de Sylvestre Ilunga est une priorité.
« La motion de censure contre Ilunga Ilunkamba, ne doit pas attendre l’installation du bureau définitif parce qu’il y a beaucoup d’urgences », a martelé l’élu de l’Ituri dont les électeurs sont décimés presque chaque jour par les groupes armés qui pullulent dans la région.
Et donc, la question du contrôle parlementaire divise les élus nationaux. Pour le camp Kabila trop tranchant, le bureau d’âge n’a pas compétence de traiter de cette matière.
Par contre, les élus membres de l’Union sacrée de Félix Tshisekedi assurent, la main sur le coeur, que le contrôle parlementaire aura lieu. Qu’il pleuve ou qu’il neige.
RDC : Les « Katumbistes » menacent de quitter l’Union sacrée.

La nouvelle dynamique mise en place par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, à l’issue des consultations nationales qu’il avait initiées afin de se donner une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, après la fin de la coalition entre son regroupement politique Cap pour le changement (CACH) et le Front commun pour le Congo (FCC), de son prédécesseur Joseph Kabila, la gestion des ambitions pose déjà problème à l’Union sacrée.
Les partisans de Moïse Katumbi, frustrés par les méthodes de Jean-Marc Kabund, président ad intérim du parti présidentiel, UDPS, menacent de quitter cette Union sacrée. Ainsi, sur les antennes de la radio Top Congo, le député Mohindo Nzangi, n’a pas caché les frustrations de sa famille politique.
« Si le cahier des charges des groupes parlementaire pro Katumbi ne sont pas pris en compte , je quitte l’Union Sacrée », a-t-il fait savoir.
Selon des sources proches de la plateforme « Ensemble » de Moïse Katumbi , le zèle de Jean-Marc Kabund est de nature à mettre en mal la cohésion au sein de l’Union sacrée. Les mêmes sources indiquent que JC Kabund négocierait pour que la primature et la présidence de l’Assemblée nationale reviennent aux dissidents du FCC, associés à l’AFDC de Modeste Bahati.
Le président intérimaire de l’UDPS plaiderait en faveur de Jean-Pierre Lihau pour prendre la tête de l’Assemblée nationale.
Pourtant les « Katumbistes » souhaiteraient avoir la présidence de l’Assemblée nationale, afin de faire passer les réformes électorales.
Pour des raisons géopolitiques, Moïse Katumbi aurait jeté son dévolu sur son ancien ministre provincial des finances, Christian Mwando, originaire de la province du grand Katanga.
Au palais de la Nation, on rassure de l’implication du chef de l’Etat pour maintenir la cohésion dans la nouvelle majorité.
« Félix Tshisekedi pourrait lui-même procéder aux arbitrages pour un partage équitable des responsabilités, afin d’éviter que le navire Union Sacrée ne puisse tanguer », a rassuré un membre du cabinet du président de la République, sous le sceau de l’anonymat.
Ouragan Fm /provinces26rdc.net
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