À Paris, mais aussi à Rennes ou encore à Besançon, des manifestants ont réclamé dimanche au gouvernement une loi climat plus ambitieuse.
Des milliers de manifestants se sont rassemblés notamment à Paris dimanche pour réclamer un référendum pour inscrire la défense du climat dans la Constitution.
Plusieurs milliers de Français sont de nouveau dans la rue dimanche pour réclamer une plus grande ambition écologique, au moment où la promesse présidentielle d’un référendum pour inscrire le climat dans la Constitution semble avoir pris du plomb dans l’aile.
L’Élysée a eu beau assurer que la mesure n’était pas enterrée, écologistes, partis de gauche et syndicats, qui manifestent dimanche dans plusieurs villes de France pour dénoncer «un rendez-vous raté pour le climat», y ont vu une preuve de plus des reniements de l’exécutif.
La manifestation parisienne, qui doit rejoindre la place de la Bastille derrière une banderole «Loi climat = échec du quinquennat», était plus clairsemée que celle organisée le 28 mars dans la capitale. Au niveau national les organisateurs avaient ce jour-là revendiqué 110’000 manifestants partout en France (44’000 selon la police).
De premiers rassemblements de tailles diverses ont eu lieu dimanche à Rennes, Besançon, Cherbourg, Laval ou Martigues, selon des images postées sur les réseaux sociaux.
«Il s’agit de continuer à dénoncer le manque d’ambition de la loi climat et, depuis ce matin, l’abandon quasi certain du référendum qui constitue une reculade de plus», a résumé Cyril Dion, garant de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), présent dans le cortège parisien parti à 14 h de la place de la République.
Dénonçant «un nouvel engagement sur l’écologie renié par Emmanuel Macron et LREM, et sans doute l’un des plus importants», le député écologiste Matthieu Orphelin a jugé que «le gouvernement manœuvrait pour que le processus n’aille pas au bout, refusant toute concertation avec le Sénat».
Emmanuel Macron s’était engagé devant les membres de la CCC à envoyer aux parlementaires leur proposition de modification de l’article 1 de la Constitution, mais, face aux réticences du Sénat sur la formulation, le «Journal du dimanche» affirme que le président a renoncé au scrutin.
«En l’état, il ne pourra y avoir de référendum»
Le projet de loi grave, à l’article 1er de la Constitution, que la France «garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et la lutte contre le dérèglement climatique». Or, la majorité du Sénat rejette le terme «garantit», qui donnerait, selon elle, à la préservation de l’environnement une forme de priorité sur les autres principes constitutionnels.
«Si les choses restent en l’état, il ne pourra pas y avoir de référendum», a admis sur Radio J le président de l’Assemblée Richard Ferrand. «Au Sénat, il y a une majorité plus conservatrice (…) sur les questions environnementales».
L’Élysée assure pourtant que la modification de la Constitution pour y intégrer la protection du climat n’est «en rien enterrée», sans évoquer toutefois le référendum par lequel le président souhaite valider ce changement. «La bataille n’est pas finie: comme elle l’est depuis le début du quinquennat, la cause écologique demeure l’une des priorités du président de la République», ajoute la présidence.
Le Matin.ch /provinces26rdc.net
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