À Kinshasa, devant la Haute Cour militaire, le procès des massacres de Yumbi, en décembre 2018 s’est ouvert hier mardi 25 mai 2021. À peine la première audience ouverte, les parties civiles et les avocats de la défense ont demandé le report. Ce à quoi le tribunal a accédé.
Cette première audience s’est tenue dans la prison militaire de Ndolo.
Dans le box des accusés, une soixantaine de prévenus parmi lesquels une femme. Par groupe de dix, les accusés sont appelés à la barre. D’autres suspects sont en fuite ou encore à Yumbi.
Les avocats des parties civiles autant que ceux de la défense demandent le report. Nous n’avons pas eu le temps de pénétrer profondément le volumineux dossier, dit l’un d’entre eux.
Le général Kabeya, juge président, accepte le report et donne rendez-vous à l’assistance au mois de juillet. Dans les rangs des prévenus, plusieurs montrent leur impatience. Cela fait de longs mois qu’ils sont en détention.
Soixante deux prévenus, en détention à la prison militaire de Ndolo, sont dans le box des accusés. Ils ont été arrêtés par vagues dans le territoire de Yumbi et sont jugés pour leur responsabilité dans les affrontements entre ethnies Batende et Banunu qui avaient fait plusieurs centaines de morts à la mi-décembre 2018. Le nombre de victimes est encore difficile à chiffrer précisément.
Les violences avaient aussi provoqué l’annulation des élections présidentielle et législatives dans cette partie du pays.
Début du procès des massacres de Yumbi à la prison militaire de Ndolo
Le procès sur les massacres de Yumbi, dans la province de Maï-Ndombe débute mardi 25 mai, à la prison militaire de Ndolo, dans la ville-province de Kinshasa. Ce procès concerne les auteurs présumés des évènements qui se sont déroulés les 16 et 17 décembre 2018, ayant conduit aux violences concernent deux communautés : les Banunu et le Batende.
Les tensions ont commencé après la mort du chef de Banunu, Mantoma Fédor. Celui-ci est décédé ici à Kinshasa, pendant un séjour privé, le 2 décembre 2018.
Selon certaines sources, sa mort a provoqué des tensions parce que sa communauté a jugé bon de l’enterrer dans la parcelle familiale, là où fut inhumé son père.
Ce qui était mal perçu par les Batende. Ils se sont donc opposés à ce type d’enterrement. Entre temps, du côté des Banunu, les préparatifs vont bon train pour l’enterrer sur le site choisi.
Dans la cité, des rumeurs courent de partout sur des représailles, si jamais telle inhumation devrait avoir lieu. Malgré cela, dans la nuit du 14 au 15 décembre, Mantoma Fédor est inhumé à côté de son père.
C’est ainsi qu’en date du 16 décembre, un premier assaut va avoir lieu dans la cité de Yumbi. Le jour suivant les villages Nkolo II, Bongende seront attaqués et incendiés.
Le rapport des Nations unies publié en mars 2019, fait état de 535 morts et plusieurs déplacés, alors que celui du ministère congolais des Droits Humains affirmait, que les autorités politico-administratives de Maï-Ndombe auraient dû prendre des mesures adéquates pour éviter ces évènements.
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