RDC-Dépolitisation de la CENI : Delly Sesanga doit quitter le populisme (André Mbata)

Le député Udps, André Mbata Mangu invite Delly Sesanga à quitter le populisme à travers le débat qu’il alimente dans les médias après l’adoption de la loi sur la réforme de la CENI.

André Mbata fustige l’attitude de l’élu de Luiza qui a participé aux discussions en commission et à la plénière mais qui, au finish, tente d’agiter l’opinion avec un débat vidé de sens.

Le président de la commission PAJ de l’Assemblée nationale explique que la loi portant réforme de la CENI adoptée par les députés cette année apporte des meilleures innovations garantissant l’indépendance de la CENI.

« La proposition de loi sur la réforme de la CENI indiquait que la centrale électorale devait être composée de 15 membres dont 5 de la société civile, 5 de la majorité parlementaire et 5 de l’opposition.

Nous avons même doublé le quota de membres de la société civile de 3 à 5, en même temps la société civile conserve la présidence, ce qu’on pouvait refuser, si on était animé de mauvaise foi. Le collègue Sesanga doit cesser de faire du populisme en racontant des histoires. Il a participé aux travaux en commission où ses arguments ont été rencontrés et la plupart ont été réfutés. S’il est sincère qu’il le dise, il n’a jamais proposé la dépolitisation de la CENI « , a-t-il dit.

Pour l’élu de Dimbelenge au Kasaï central, l’actuelle proposition de loi sur la CENI a amélioré le système d’organisation des élections car elle prévoit des sanctions de défiance et interdit formellement aux membres de la CENI de mener des activités politiques.

Depuis le vote par l’Assemblée nationale de la proposition de loi Lutundula sur la réforme de la CENI, la l’Union sacrée est divisée. Le tandem Lubaya-Sesanga crie à la politisation du pouvoir organisateur des élections, arguments qui rencontrent les désidérata des confessions religieuses dont l’église catholique et l’ECC mais surtout l’aile dure de Lamuka tenue par Fayulu et Muzito.

Loi sur l’habilitation du gouvernement : Delly Sesanga contre la saisine de la Haute Cour par le président Mboso

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Delly Sesanga

Les députés nationaux se sont opposés à l’inscription au calendrier des matières de la session parlementaire en cours, de l’examen du projet de loi d’habilitation du gouvernement à statuer par ordonnance loi pendant l’état de siège. « Le rejet… est sans nul doute la plus grande décision prise à ce jour par l’Assemblée nationale. Conforme à la Constitution, elle sauvegarde les fondements de notre démocratie », a réagi sur Twitter le député Delly Sesanga.

Après ce rejet, Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale a saisi la Cour constitutionnelle en interprétation de l’article 144 de la Constitution en rapport avec la clôture de session.

« Dans le fonctionnement normal des institutions, lorsqu’il y a doute sur l’application d’une disposition constitutionnelle, il est naturel que l’on s’adresse à la Cour constitutionnelle, seule compétente dans ce domaine ». La Cour ne devait-elle pas être saisie après adoption ? Pourtant la disposition constitutionnelle est claire selon l’élu de Luiza, de la province de Kasaï Central.

« Le doute en deçà du raisonnable n’en est pas un, c’est une manœuvre ! La disposition est claire et prescriptive sur sa mise en œuvre. Il y a dans cette disposition l’once d’un interstice d’un doute ou de confusion possible ».


OURAGAN FM /provinces26rdc.net

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