À Bratislava, Marco Rubio assure que les États-Unis ne veulent pas d’une Europe «vassal»

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a assuré dimanche 15 février que les États-Unis ne voulaient pas d’une Europe « dépendante » ou qui soit un « vassal », au lendemain de son discours à la Conférence sur la sécurité à Munich où il avait appelé les Européens à rejoindre la vision de Donald Trump.

« Nous ne voulons pas que l’Europe soit dépendante, nous ne demandons pas que l’Europe soit un vassal des États-Unis », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Bratislava, ajoutant vouloir un « partenaire ». Le secrétaire d’État américain a insisté sur le fait qu’il était dans l’intérêt des États-Unis d’avoir « une Europe forte », alors que les relations transatlantiques traversent une période de turbulences.

« Nous n’avons jamais souhaité que l’Europe soit un vassal des États-Unis. Nous voulons être son partenaire. Notre position reste inchangée : plus les membres de l’OTAN sont forts, plus l’OTAN sera forte. Nous voulons une alliance si puissante que personne n’ose la défier », a déclaré Marco Rubio lors de la conférence de presse aux côtés du Premier ministre slovaque Robert Fico.

La veille, à Munich, Marco Rubio avait appelé les Européens à se ranger derrière la vision du président américain sur l’ordre mondial et à défendre la civilisation occidentale, menacée, selon lui, de l’immigration de masse et le déclin culturel et industriel, tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe « forte ».

Lors de la conférence de presse, il a notamment fait valoir que le président Trump souhaitait un renforcement des liens avec l’Europe centrale. Marco Rubio est arrivé dimanche en Slovaquie pour une visite de quelques heures avant de se rendre à Budapest, en Hongrie, deux pays d’Europe centrale dirigés par des proches de Donald Trump.

Sur la guerre en Ukraine, avec laquelle la Slovaquie partage une centaine de kilomètres de frontières, le Premier ministre slovaque a salué « l’approche » de Donald Trump, selon lui « rationnelle et pragmatique », même s’il ne pense pas que le conflit en Ukraine sera résolu « dans un avenir proche ». Des remarques que Marco Rubio a dit apprécier, soulignant que « le rôle des États-Unis est de tenter de faciliter la fin d’une guerre très meurtrière, très sanglante, extrêmement coûteuse, avec des souffrances horribles ».

Le secrétaire d’État américain se rend ensuite en Hongrie pour des rendez-vous lundi avec les dirigeants hongrois, au premier rang desquels le Premier ministre Viktor Orban. Donald Trump ne fait aucun mystère de son soutien pour le dirigeant nationaliste hongrois, qu’il qualifie d’« homme fort et puissant », en vue des législatives du 12 avril. Viktor Orban fait face au défi le plus difficile depuis son retour au pouvoir en 2010, son parti Fidesz étant devancé par le parti d’opposition TISZA dans les sondages indépendants.


rfi / Provinces26rdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*