Le Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba n’est pas d’accord avec le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi au sujet des ordonnances portant mises en place au sein de la magistrature et des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
Dans une déclaration officielle lue par son porte-parole, Albert Lieke, ce mardi 21 juillet,le Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba a été grandement surpris de suivre sur les antennes de la Radiotélévision nationale congolaise ( RTNC) la lecture de plusieurs ordonnances signées par le Chef de l’Etat et contresignées par le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et sécurité pour le compte du premier ministre. Cela, a-t-il souligné, pendant la 40e réunion du conseil des ministres tenue par vidéoconférence le vendredi 17 juillet 2020.
À cette occasion, Sylvestre Ilunga Ilunkamba rappelle, qu’il était en mission à Lubumbashi, sur instruction du président de la République reconnaissant avoir conféré l’intérim au VPM, Ministre de l’intérieur Gilbert Kankonde Malamba en circonscrivant ses pouvoirs à la réception des courriers réceptionnés par son cabinet avant toute orientation et de le joindre en cas de nécessité. Ce qui n’avait pas été pas faite, a-t-il insinué.
« Le contreseing est un acte de très haute portée politique et juridique qui relève de la compétence exclusive attachée à la qualité de Premier Ministre et qui ne peut se concevoir dans le cadre de l’intérim telque circonscrit dans la lettre qui l’a conféré au Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, sécurité »a-t-il fait remarquer. Tout en rappelant que dans un gouvernement de coalition, au-delà de sa nature juridique, le contreseing est le gage des équilibres des pouvoirs entre le Président de la République et lui, premier ministre, qui est l’émanation de l’Assemblée nationale.
Du coup, Sylvestre Ilunga Ilunkamba s’est proposé de rencontrer de nouveau le président de la République en vue de tirer au clair cette situation préoccupante.
En analysant cette déclaration du Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nombre d’observateurs affirment que c’était un acte prémédité du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi qui l’a envoyé en mission le 16 juillet, pour recourir au VPM, ministre de l’intérieur le jour suivant pour procéder aux nominations au sein de l’armée et de la magistrature.
C’est là, soutiennent-ils, la vraie ruse de Félix Tshisekedi de contourner son partenaire de la coalition en voulant tout simplement imposer ses gens dans certaines institutions clés dans le seul objectif de vouloir rendre des comptes des gens mais aussi appliqué un agenda non conforme à la constitution.
Son discours tenu à Brazzaville appellant les partenaires de la coalition à privilégier les intérêts de la République, rappelle le politologue Alain Kabamba, n’était pas sincère. Cet analyste pense que Félix Antoine Tshisekedi se comporte comme si la République démocratique du Congo était dans un régime présidentiel où le Président prend certaines décisions sans pour autant tenir compte d’autres pouvoirs à savoir l’exécutif central qui est l’émanation de l’assemblée nationale comme c’est le cas en RDC.
Face à cet abus de confiance, au front commun pour le Congo, première force politique de la République de s’assumer et tirer les conséquences face à un partenaire qui ne joue pas franc jeu au sein de la coalition qui se veut être au service de la population Congolaise après la première alternance pacifique et politique.
Congo Politis /provinces26rdc.net
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