Dialogue National en RDC : L’ECC entre adhésion de principe et exigences d’inclusivité

Cadre présidentiel aux lignes rouges affirmées

​Le samedi 31 Janvier 2026, le Président Félix Tshisekedi a fixé les conditions sine qua non de ce qu’il qualifie de « concertation pour la cohésion » : ​Un ancrage national. Le Président de la République a précisé que le dialogue doit se tenir exclusivement sur le sol congolais.

Le respect des décisions judiciaires : Aucune remise en cause des condamnations frappant les membres de l’AFC/M23 ou certains acteurs politiques.

Une organisation institutionnelle : Le processus doit rester sous le contrôle des institutions en place, excluant d’office les groupes armés.

Dialogue pour tous, sans exclusion

​Par la voix du pasteur Maurice Mondengo, l’Église du Christ au Congo a réagi avec une prudence diplomatique. Si elle valide l’idée d’écrire l’histoire sur le sol national — en hommage à Patrice-Emery Lumumba — elle insiste tout de même sur un point de friction majeur : l’inclusivité
.
« L’ouverture du Chef de l’État est à saluer. Mais la confiance est brisée entre les parties. Pour que ce dialogue porte ses fruits, il doit inclure tous les protagonistes » , a laissé entendre le directeur de cabinet adjoint d’André Bokundoa (Président de l’ECC)
.
La CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) reste quasiment sur la même ligne. Pour les évêques catholiques, « un dialogue qui exclurait les figures majeures de l’opposition ou les exilés politiques risqueraient de ne pas résoudre la crise de légitimité et d’instabilité qui ronge l’Est du pays » .​Opposition vent debout, rejet du « formatage »

Pour les deux blocs majeurs de l’opposition, le cadre posé par le Président de la République est jugé trop restrictif. Lamuka, plateforme politique de Martin Fayulu exige un dialogue neutre qui ne soit pas »organisé par les institutions », Pour l’ancien candidat président de la République, « la cohésion nationale passe par un traitement égalitaire de tous les acteurs politiques autour de la crise sécuritaire ».

Ensemble pour la République, parti de Moïse Katumbi, dénonce pour sa part des «lignes rouges »qui ressemblent à une fin de non-recevoir.Il pose la question de la libération des prisonniers politiques et du retour des »exilés »comme préalable aux discussions.

L’enjeu des prochaines semaines sera de voir si Félix Tshisekedi acceptera de revoir ses « lignes rouges » pour laisser place à la « Justice de Dieu » évoquée par l’ECC, une justice qui, selon le pasteur Mondengo, doit s’appliquer « au cas par cas » pour favoriser la paix.


TopCongo Fm / Provinces26rdc.com

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