Un acteur politique de la plateforme présidentielle a prôné le recours au referendum en cas de manque de consensus national dans le dialogue interne sur la réforme constitutionnelle recommandé par l’église protestante de la République démocratique du Congo (RDC), selon son compte X consulté, lundi 8 juin 2026, par l’ACP.
« Lorsqu’il devient impossible de dégager un consensus politique suffisamment large entre les différentes forces en présence, il me paraît nécessaire de s’en remettre à la source première de toute légitimité démocratique : le peuple souverain. C’est donc au peuple, détenteur originaire de la souveraineté nationale, qu’il appartient de trancher le débat et de départager les différentes options par la voie d’un référendum libre, transparent et démocratique », a écrit Peter Kazadi.
L’ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur a salué la position de l’église protestante congolaise, préconisant un dialogue interne préalable sur cette question. Selon lui, le consensus ne signifie pas l’unanimité. Car la démocratie, a-t-il précisé, repose avant tout sur l’adhésion d’une majorité d’acteurs à une vision commune de l’intérêt général et de l’avenir de la nation.
« Pour ma part, je suis favorable à la recherche d’un consensus. Toutefois, le consensus ne signifie nullement l’unanimité. En démocratie, il traduit avant tout la convergence d’une majorité d’acteurs autour d’une vision commune de l’intérêt général et de l’avenir de la nation », a indiqué le membre de l’Union sacrée de la nation (USN).
« Dès lors, une question fondamentale se pose : Comment concilier des orientations dont les finalités paraissent manifestement contradictoires ? », s’est-il interrogé.
Pour lui, dans une démocratie, lorsque les élites politiques ne parviennent plus à s’accorder sur une question fondamentale engageant l’avenir de la nation, le recours au peuple constitue non seulement une solution légitime, mais également l’expression la plus authentique de la souveraineté populaire.
Évolution positive de la démarche de l’ECC
Par ailleurs, Peter Kazadi s’est réjoui de « l’évolution positive », d’après lui, de la démarche de l’église du Christ au Congo, concernant les questions d’actualité au pays, notamment la révision constitutionnelle.
« J’ai suivi avec attention l’évolution de la position de l’église du Christ au Congo (ECC), que j’apprécie à sa juste valeur (…) Aujourd’hui, la position de l’ECC semble évoluer, notamment sur le débat national relatif à la révision ou au changement de la Constitution. Elle privilégie désormais le dialogue interne, dans le respect de différentes résolutions internationales ainsi que des initiatives de l’Union africaine, du processus de Doha et des autres mécanismes de paix en cours. Elle subordonne également son soutien à toute réforme constitutionnelle à l’existence préalable d’un consensus national », a-t-il fait savoir.
Selon lui, l’ECC privilégie désormais un dialogue interne tenant compte des résolutions internationales, des initiatives de l’Union africaine, du processus de Doha et des autres mécanismes de paix en cours. Le comté exécutif national (Cen) de l’ECC, réuni en session extraordinaire, avait auditionné, tour à tour, les leaders des partis de la majorité présidentielle comme de l’opposition pour éclairer les pères de l’église protestante sur leur position au sujet de la réforme constitutionnelle.
L’ECC a estimé que toutes les réflexions présentées sur la nécessité des réformes constitutionnelles et les contraintes y afférentes sont pertinentes et constructives. Elles contribuent à la maturation de l’État de droit démocratique. Par ailleurs, une proposition de loi sur le référendum, initiée par le professeur Gaspard Ngondankoy, est actuellement sous examen à l’Assemblée nationale.
ACP / Provinces26rdc.com
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