Le marché du travail congolais présente des dynamiques contrastées selon les provinces et les milieux de résidence. C’est ce que révèle le rapport final de l’enquête sur les conditions de vie des ménages réalisée entre 2024 et 2025 par l’Institut national de la statistique (INS), qui établit le taux moyen de l’offre d’emploi à l’échelle nationale à 55,9 %.
Rendu public la semaine dernière à Kinshasa, ce document met en évidence le rôle prépondérant du secteur agricole, qui concentre à lui seul 45,7 % des actifs occupés. Le commerce arrive en deuxième position avec 14 %, suivi des secteurs de l’éducation et de la santé (8,3 %). L’élevage, la sylviculture et la pêche représentent, quant à eux, 6,7 % des activités professionnelles, tandis que les autres services cumulent 6,5 % des emplois.
L’étude souligne par ailleurs que le marché du travail se montre légèrement plus dynamique en milieu rural qu’en zone urbaine. L’offre d’emploi y apparaît également plus concentrée au sein des ménages pauvres (56,5 %) que chez les non-pauvres (54,9 %). À Kinshasa, toutefois, ce taux reste en deçà de la moyenne nationale, se situant à 48,1 %.
Sur le plan provincial, plusieurs entités se démarquent par un accès relativement plus élevé aux opportunités d’emploi, notamment la Mongala (58,5 %), le Haut-Lomami (58,2 %), le Maniema (57,7 %), le Kwango (58 %) et le Kasaï (57,7 %).
À l’inverse, le Nord-Kivu (56,3 %), le Lualaba (56,3 %) et le Kongo Central (56,6 %) affichent des niveaux d’accès plus modérés. Le Mai-Ndombe (58,8 %) se positionne au-dessus de la moyenne nationale, tandis que la Tshopo (55,8 %) reste proche de celle-ci.
En revanche, le Haut-Katanga (54,2 %) ainsi que Kinshasa (48,1 %) enregistrent les niveaux d’emploi les plus faibles du pays, conclut le rapport.
Actu30 / Provinces26rdc.com
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