La lutte contre la fraude minière en Ituri, province du Nord-est de la République démocratique du Congo, nécessite une collaboration avec toutes les institutions dont l’assemblée provinciale, a indiqué le responsable d’un service étatique, après l’audience avec le président de cet organe délibérant.
«Nous sommes venus vers la première institution de notre province, assemblée provinciale, pour échanger avec le président par rapport à notre service, tout simplement parce que nous sommes appelés à travailler ensemble pour l’éradication de la fraude minière dans la province», a expliqué l’inspecteur provincial de l’inspection générale de mines, Danny Munsense Muteba.
Et d’ajouter: «nous attendons de l’assemblée provinciale son accompagnement dans cette lutte étant donné que la fraude minière est une réalité dans cette province de l’lturi reconnue dans la production de l’or. Raison pour laquelle nous devons nous battre tous ensemble, conjuguer d’efforts ensemble pour faire en sorte que ce fléau, qui n’est rien d’autre que la fraude minière, soit éradiquée».
Danny Munsense Muteba a invité les opérateurs économiques de ce secteur à se soumettre à la loi parce que, a-t-il fait savoir, après une période de sensibilisation, l’heure a sonné pour traquer tous les récalcitrants aux fins de renflouer le trésor public des recettes issues de l’exploitation minière susceptibles de contribuer au développement de la province de l’Ituri.
«Nous appelons les opérateurs miniers à se conformer à la lois. Après les sensibilisations à travers des portes ouvertes, nous sommes pour le moment à l’étape de mettre la machine en marche afin de permettre au trésor public ainsi que la province, chacun, de bénéficier de l’exploitation minière», a-t-il conclu.
Ituri: 150 déplacés de Djugu ciblés pour la transformation de déchets en briquettes

«Notre organisation a été désignée prestataire pour la mise en place de 15 unités de production de briquettes combustibles. Ce projet vise à former 150 bénéficiaires à la transformation de déchets en briquettes et composts », a déclaré le chef de projet et directeur exécutif de l’Ong Forum des engagés pour le développement durable (FORED), John Lufukaribu, lors d’une séance de sensibilisation de la présentation de ce projet devant les différentes couches sociales de la chefferie de Bahema Nord.
Dans la foulée, il a expliqué à son audience les objectifs de FORED, notamment la protection de l’environnement et les droits humains particulièrement ceux des enfants et de femmes.
Pour sa part, le vice-président de la société civile de la chefferie de Bahema-Nord, Héritier Dezunga, a salué à sa juste valeur le présent projet d’autant plus que ça va épargner les femmes qui sont souvent à la quête de bois de chauffage à de risques de violences sexuelles de la part de forces négatives qui errent ça et là dans la région.
«Moi, personnellement j’ai apprécié le projet parce que nos femmes ont été exposées à beaucoup de risques. […] Le site de Rhoo est exposé à différents problèmes, par exemple l’insécurité dans la zone. Quand les femmes quittent le site pour aller chercher des bois de chauffage, elles sont exposées à des violences sexuelles. Avec ce projet qui va initier les femmes à transformer les déchets pour préparer la nourriture, je pense qu’elles seront protégées», s’est-il félicité.
Pour le délégué de la chefferie de Bahema-Nord, M. Henri, ce projet va contribuer, avec l’accompagnement de FORED, à l’encadrement de jeunes déplacés qui, faute de travail digne, s’adonnent aux activités illicites, notamment le vol.
«Forum des engagés pour le développement durable (FORED) a ramené à nous un très bon projet qui va nous épargner de cas de vols au niveau du site avec les jeunes vulnérables qui n’ont pas d’activités. Avec ce projet, on va commencer à fabriquer des braises et d’autres choses. Nous allons sensibiliser les vulnérables [déplacés] à se préparer davantage pour ce projet pour qu’on puisse contribuer ensemble pour la réussite totale de ce projet », a fait savoir M. Héritier Dezunga.
A cette l’occasion, il a lancé un appel pathétique à d’autres organisations humanitaires à se mettre au chevet de déplacés de ce site dépourvus presque de tout pour mener une vie normale.
«Que les différentes Ong puissent intervenir puisque ici nous avons beaucoup de souffrances. On manque d’aliments, de médicaments. Nous demandons à d’autres Ong d’emboîter le pas à FORED pour être ensemble avec nous à tout moment », a-t-il plaidé.
Ce projet de sept mois, soit d’avril en octobre 2025, qui s’inscrit dans le cadre de la protection de l’environnement, est financé par le Fonds humanitaire de la République démocratique du Congo (FHRDC).
ACP/Provinces26rdc.com
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