Washington aurait clairement rejeté les demandes d’amendement formulées par le Hamas et les autres groupes terroristes palestiniens
Alors que des pourparlers intenses se poursuivent entre médiateurs, le Hamas reste partagé sur le plan de cessez-le-feu présenté a minima comme une voie possible vers la fin des hostilités. Des sources au sein du mouvement terroriste confirment qu’il n’entend pas rejeter le texte « complètement », mais qu’il souhaite une acceptation partielle assortie d’amendements sur des points cruciaux : la remise des otages, le calendrier du retrait israélien et les mécanismes pour l’après-guerre. Certains acteurs palestiniens jugent toutefois la proposition inacceptable, estimant qu’elle traduit « une défaite claire » et qu’elle exposerait la bande de Gaza à un avenir « extrêmement dangereux », notamment en raison d’un contrôle sécuritaire prolongé par Israël, comparable, selon eux, à la situation en Judée-Samarie.
Le Jihad islamique a, selon les mêmes sources, mis en garde contre la « dangerosité » du plan et a demandé des corrections substantielles afin d’empêcher qu’Israël ne conserve, sans garanties écrites solides, la capacité d’atteindre ses objectifs, en particulier la récupération des otages sans engagements clairs sur le retrait progressif des forces.
Ces hésitations s’inscrivent dans un contexte diplomatique tendu. Selon le quotidien libanais Al-Akhbar, Washington aurait clairement rejeté les demandes d’amendement formulées par le Hamas et d’autres factions : les autorités américaines auraient indiqué à leurs interlocuteurs égyptiens qu’elles ne discuteraient pas des observations des mouvements terroristes palestiniens, notamment sur le calendrier de libération des détenus dans les 72 heures, les détails du retrait israélien ou les mécanismes de gouvernement post-conflit. D’après les sources égyptiennes citées, les États-Unis présenteraient le « plan Trump » comme « la dernière chance » avant qu’Israël n’obtienne, selon elles, une « main libre » pour lancer une opération militaire d’envergure visant à anéantir le Hamas et les autres factions.
Par ailleurs, la milice palestinienne de Gaza de Yasser Abu Shabab, opposée au Hamas, a indiqué sur son compte Facebook : « Comme d’habitude, le Hamas rejette tout ce qui est bon pour le peuple. Ils ont décidé de ne pas donner une chance à la population de Gaza de voir sa situation s’améliorer ! Cette fois-ci, le peuple et les partisans de la paix les plus puissants au monde imposeront aux vestiges du Hamas leur volonté de paix et la fin du désastre causé par le Hamas ».
Le fossé diplomatique se manifeste aussi sur le terrain des médiations : malgré la poursuite des contacts menés au Caire et à Doha, avec une participation turque, certaines remarques palestiniennes auraient même été transmises directement au président des États-Unis lors d’un échange téléphonique entre ce dernier et l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad, la veille.
Malgré tout, les sources interrogées indiquent que le Hamas est désireux d’obtenir des résultats concrets : une fin définitive des hostilités, un retrait effectif d’Israël de la bande de Gaza, la réouverture des points de passage et la libre circulation de l’aide humanitaire sans les contraintes imposées par l’accord précédent. Mais plusieurs « questions techniques », libération des otages, restitution des corps, calendrier précis du retrait et plan de reconstruction, demeurent et nécessiteraient davantage de temps que ne le prévoit le texte proposé.
Alors que la pression internationale pour un cessez-le-feu augmente, l’impasse entre exigences palestiniennes, refus américain d’ouvrir de nouvelles négociations sur le texte et pessimisme croissant du Caire laisse planer l’incertitude : le conflit pourrait basculer soit vers un compromis amendé, soit vers une reprise des hostilités à plus grande échelle si aucun accord n’est trouvé.
i24News / Provinces26rdc.com
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